Construction neuve et promotion immobilière : 8 mois entre stabilité relative et tensions persistantes

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À fin août 2026, le bilan à 8 mois confirme la persistance d’un marché atone, mais avec quelques signaux de stabilisation. En construction neuve, sur 12 mois glissants (août 2025 – juillet 2026), 370 700 logements ont été autorisés (–9,5 % vs moyenne des 5 dernières années) et 296 100 mis en chantier (–11,8 %).

Le découplage reste marqué : l’écart entre autorisations et chantiers se creuse, notamment pour le logement individuel (108 500 mises en chantier, –20,8 %), tandis que le collectif (187 600, –5,6 %) résiste un peu mieux.

Avec près de 31 000 réservations par les particuliers sur 8 mois (–14 % vs 2025), la demande reste faible. Le Grand Paris affiche une légère progression de +9 % (environ 7 000 réservations), tout comme Strasbourg et Toulouse. À l’inverse, Nantes, Rennes, Lyon, Aix-Marseille et Bordeaux reculent.

L’investissement locatif affiche une légère hausse de +8 % (7 800 ventes), mais ce niveau reste très en deçà des années Pinel. Toulouse, Bordeaux et le Franco-Genevois se distinguent toutefois par une progression importante des ventes à investisseurs.

Les mises en vente confirment l’attentisme des opérateurs avec moins de 38 000 logements depuis le début de l’année (–15 % vs 2025), avec des reculs spectaculaires : Strasbourg et Lille en baisse de 60 %, tandis qu’Aix-Marseille, Bordeaux et le Franco-Genevois reculent de 40 %. Seules Toulouse et Rennes affichent une progression conséquente.

Avec 87 000 logements disponibles au 31 août 2026, l’offre reste stable, même si légèrement supérieure à 2025. Les prix moyens en août 2026 (5 400 €/m² en collectif, TVA pleine) résistent, oscillant entre 5 400 et 5 500 €/m² depuis un an, sans tension ni effondrement.

Au premier semestre 2026, 16 000 logements en bloc ont été vendus (vs 17 500 en 2025), confirmant un tassement des rachats par les bailleurs sociaux et les investisseurs institutionnels.

Perspectives 2026 : un marché sous la barre des 100 000 unités

Sur 12 mois glissants, à 4 mois de la fin d’année, 48 800 ventes en bloc et 46 900 réservations aux particuliers donnent un total annuel qui demeure sous les 100 000 unités en logements ordinaires. Pour rappel, ce total s’élevait encore à 102 000 logements fin 2025, 112 000 fin 2024 et 138 000 fin 2022.

Sauf événement majeur, tout porte à penser que la promotion immobilière devrait atterrir fin 2026 sur un équilibre entre bloc et détail, avec près de 45 000 ventes aux particuliers et 45 000 ventes en bloc, soit un volume annuel global proche de 90 000 unités.