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  • Observatoire EPURES (SCOT Sud Loire et Proche Haute Loire)

    Bilan au 2ème trimestre 2026

    Après un 1er trimestre qui a témoigné d’une baisse de ses volumes par rapport aux trimestres de l’année 2025, le 2ème trimestre 2026 s’inscrit dans une tendance légèrement plus favorable même si les volumes restent contraints : les mises en vente progressent, passant de 64 à 111 lots (+73% par rapport au 1T 2026 mais -38% par rapport au 2T 2025) tandis que les ventes s’approchent des 100 lots, s’alignant avec le 1T 2026 (mais -30% par rapport au 2T 2025).

    Un point notable : la part d’investisseurs a perdu 10 pts sur ce trimestre par rapport au 1T 2026, passant à 14%. Les typologies sont davantage portées par les T3 et T4 à hauteur de 73% du total des ventes (dont 29% en T4) et les typologies compactes perdent du terrain au 2T 2026 (21% de T2 vs 36% au 1T 2026). Une plus forte part de typologies familiales portée par l’accession aidée (19% PSLA et 15% Périmètre RU) qui totalise près de 35% des ventes au 2T 2026, soit une hausse de 10 pts vs 1T 2026 : une progression pratiquement inédite induisant une hausse de la mixité de la demande.

    En parallèle, des niveaux de prix encore stables quoiqu’en (très) légère baisse au 2T 2026, s’établissant autour de 3.351 €/m² hors parking et 3.483 €/m² parking inclus.

    Un volume d’offre commerciale toujours élevé sur ce trimestre, à hauteur de 939 lots (-1% vs 1T 2026 et -6% vs 2T 2025). La part du stock dur se maintient à 15% et celle en chantier est à 30%, soit un point d’alerte toujours avéré pour le marché.

    SAINT-ETIENNE METROPOLE

    L’activité en promotion continue de ralentir au 2T 2026 sur le marché de la métropole stéphanoise. Sur les 111 lots du territoire, seuls 49 sont localisés sur la métropole, soit moins de la moitié, représentant une baisse de 23% par rapport au 1T 2026 et une baisse plus forte de 69% par rapport au 2T 2025.

    Si les ventes augmentent légèrement, elles restent contenues au 2T 2026 (+14% vs 1T 2026 mais -23% vs 2T 2025). De fait, l’offre maintient un volume conséquent de 637 lots et la part de stock dur atteint sur ce trimestre les 18%.

    Le retrait des investisseurs initialement observé au 1T 2026 se confirme au 2T 2026 avec une part à 16%, soit -12 pts. Les typologies compactes sont moins présentes au profit des T4 qui représentent sur ce trimestre 32% des ventes (vs 14% au 1T 2026) : le stock qui constitue une part importante de T4 se résorbe en vue des faibles commercialisations. Par ailleurs, les prix de vente maintiennent une légère baisse : 3.440 €/m² hors parking et 3.530 €/m² parking inclus (-1,5% vs 1T 2026).

    Également, la Métropole de Saint-Etienne gagne près de 10 pts en accession aidée dans ses ventes au 2T 2026 par rapport au 1T 2026, atteignant donc les 42%.

    VILLE DE SAINT-ETIENNE

    Pas d’euphorie pour le marché de la ville centre, qui témoigne toujours de volumes très contraints, ne permettant pas d’absorber les stocks d’offre : un 2ème trimestre 2026 proposant 27 lots commercialisés, soit +69% vs 1T 2026 mais -16% vs 2T 2025.

    Le volume de ventes reste contenu avec 22 lots, soit 3 fois plus que le volume du 1T 2026 mais 2 fois moins que le volume du 2T 2025. Les investisseurs étaient historiquement très présents sur le marché, même depuis la fin du Pinel. Ils représentaient au moins 60% chaque trimestre, mais ne représentent au 2T 2026 que 36% des ventes. Une répartition des typologies plus équilibrée et plus d’un quart de ventes en T4. Seulement 23% de T1 vs 50-60% lors des trimestres précédents.

    Le stock stéphanois reste donc très stable mais toujours important, avec une part déjà livrée stabilisée à 18%, à l’instar de la métropole.

    PERIPHERIE METROPOLE DE SAINT-ETIENNE

    En périphérie, l’activité ralentit également : 22 mises en vente observées au 2T 2026 (-54% vs 1T 2026 et -83% vs 2T 2025) pour 57 ventes portées par les typologies familiales (40% de T3 et 33% de T4) en lien avec le profil périphérique des communes.

    La hausse de la part en accession aidée observée au 1T 2026 se confirme au 2T 2026, avec 42% des ventes globales. Tandis que la part d’investisseurs s’amoindrie davantage, passant en dessous des 10% (-9 pts vs 1T 2026). Des niveaux de prix toujours stables, à hauteur de 3.551 €/m² parking inclus.

    Le volume d’offre commerciale se résorbe légèrement (-11% vs 1T 2026) en vue de la baisse d’alimentation, mais aussi en lien avec 22 retraits recensés au 2T 2026.

    SECTEUR LOIRE FOREZ

    Après un 1er trimestre 2026 atone en termes de mises en vente, le 2T 2026 retrouve de l’activité : 36 lots (+89% vs 2T 2025). Mais les ventes ne suivent pas, n’atteignant pas les 10 lots, ce qui réhausse le volume d’offre commerciale à hauteur de 147 unités (+24% vs 1T 2026 et +16% vs 2T 2025). Un stock important et qui s’écoule difficilement, même si la part de stock dur est en baisse par rapport aux trimestres précédents (10%).

    Aucune vente n’est adressée auprès d’investisseurs sur ce trimestre. Uniquement des typologies familiales sont vendues (63% de T3 et 37% de T4). Des typologies plus spacieuses comparativement au 1T 2026 mais des prix qui restent stables : 3.550 €/m² parking inclus (-0,2% vs 1T 2026 et -1,4% vs 2T 2025).

    SECTEURS MONT DU PILAT – PROCHE HAUTE LOIRE

    L’offre se renouvèle au 2T 2026 car 16 lots sont mis en vente, à la suite d’un 1er trimestre atone. Mais seulement 1 vente est recensée : un T2 à propriétaire occupant en accession libre. Le stock compte désormais 24 lots dont 13% de T4 et 42% de T3.

    SECTEUR FOREZ EST

    Seulement 10 lots sont commercialisés au 2T 2026 : une activité qui ne permet pas de relancer l’année et un marché qui tend vers une dynamique similaire à 2025. En parallèle, seulement 10 ventes ont eu lieu, dont 9 à propriétaires occupants (10% d’investisseurs), portées par 80% de T3 et 20% de T2. Un stock conséquent de 131 lots. Des prix relativement stables à 3.287 €/m² parking inclus au 2T 2026.

    SECTEUR COPLER : Aucune activité n’est recensée sur ce secteur.

  • Marché du logement neuf – Aire Urbaine de Toulouse – Bilan du 1er semestre 2026

    Au 1er semestre de l’année 2026, un très léger regain des mises en vente et des ventes

    Le 1er trimestre de l’année 2026 se tenait quasiment dans les mêmes volumes qu’au 1T2025 et qu’au 1T2024, avec 560 mises en vente et 610 ventes nettes. Un nombre faible de logements commercialisés par rapport aux trimestres avant 2024 (le 1er trimestre 2023 comptait 1 290 mises en vente et 670 ventes nettes). Le 2e trimestre 2026 affiche un léger regain en termes de mises en vente comptabilisant 1 060 logements commercialisés. Les ventes nettes restent dans la même dynamique avec 640 ventes enregistrées.
    En revanche, les ventes en bloc actées sont faibles sur ce début d’année, en lien notamment avec une légère reprise des ventes détail mais aussi avec la limitation des volumes d’achats bloc par les principaux acquéreurs (pas de nouveau plan de soutien du logement). Ces volumes seront à observer sur la 2e partie de l’année.
    Ainsi, dans son ensemble, le 1er semestre 2026 présente quelques signaux positifs, tout en présentant des volumes qui restent bas : 1 620 mises en ventes (+2% vs 1S2025, +8% vs 1S2024) et 1 250 ventes nettes (+12% vs 1S2025, – 10% vs 1S2024).
    La ville de Toulouse a porté 75% des mises en vente de ce semestre. 40% des mises en vente de l’aire urbaine se situaient en secteur aménagé.
    La fin du dispositif Pinel a vu fondre les ventes à investisseurs en volume et en part : seules 29% des ventes au détail étaient destinées à investisseurs en 2025 (contre 55% en 2024). Or sur le début de l’année 2026, le 1er semestre comptabilise un regain sur cette cible qui représente 40% des ventes nettes de la période. Le nombre de ventes reste faible mais progresse avec près de 500 ventes nettes à investisseurs (vs 340 au 2S025 et 270 au 1S2025). Le déploiement progressif des nouveaux dispositifs commence à faire effet : 52% de ces ventes à investisseurs étaient réalisées en libre (TVA 20%, sans dispositif), 37% en LLI investisseur, 9% en démembrement, 2% en Jeanbrun.
    Sans pouvoir retrouver les volumes de ventes à investisseurs de l’époque Pinel, ces moteurs de commercialisation s’installent dans le paysage des commercialisations neuves. Par ailleurs, les volumes de ventes ne sauraient revenir au niveau des années précédentes, compte tenu également de la forte diminution de l’alimentation du marché en nouveaux logements ces trois dernières années.
    En parallèle, les ventes à occupants, restent majoritaires. Toutefois, leur volume total baisse par rapport au 1S2025 (749 ventes nettes au 1S2026 vs 840 au 1S2025, mais 660 au 1S2024, 770 au 1S2023).

    Parmi celles-ci, les ventes en accession aidée représentent 60% des ventes (53% au 1S2025, 46% au 1S2024). On observe ainsi que 39% des ventes à occupants ont été réalisées en libre (vs 47% au 1S2025), 21% en BRS (vs 11% au 1S2025), 18% en périmètre renouvellement urbain (vs 7% au 1S2025), 18% en PSLA (vs 29% au 1S2025), 3% en prix maitrisé (vs 5% au 1S2025) et 2% en accession sociale autre (vs 1% au 1S2025).
    Tous les types de financement voient leur nombre de ventes baisser entre le 1S2025 et le 1S2026, hormis le BRS qui progresse en part et en volume, comptant 155 ventes au 1S2026 (vs 90 au 1S2025) et les ventes en périmètre de renouvellement urbain (TVA 5,5%) avec 135 ventes (vs 60 au 1S2025).
    Les prix oscillent autour des 4 500 €/m² (collectif, libre, hors stationnement), atteignant 4 485 €/m² au 1S2026, vs 4 520 €/m² au 1S2025, 4 510 €/m² au 1S2024.
    Concernant les résidences services, on dénombre 160 mises en vente (-49% vs 1S2025, – 68% vs 1S2024) et 120 ventes au détail (-53% vs 1S2025 mais + 103% vs 1S2024), essentiellement en étudiants (70 ventes) et seniors (40 ventes). Comptant les ventes en bloc, les ventes totales sont de 320 logements vendus (-50% vs 1S2025 mais + 441% vs 1S024).
    Aussi, un coeur de crise se dessine en 2023, 2024 et 2025 avec la hausse brutale des taux d’intérêt et la fin du dispositif Pinel (fin 2024). L’année 2026 prend ainsi place dans un nouvel état de marché, dont les difficultés perdurent.

    Toulouse connait une dynamique relativement positive sur ce premier semestre et concentre l’activité de l’aire urbaine

    À Toulouse, sur le 1er semestre 2026, on dénombre 1 200 mises en vente, soit 29% de plus qu’au 1S2025 et 46% de plus par rapport au 1S2024. Les ventes sont également en augmentation avec 780 ventes, soit +36% vs 1S2025, mais -3% vs 1S2024. Ces volumes se rapprochent des chiffres connus aux 1ers semestres 2020-2023 en ce qui concerne les mises en vente (1 320 /semestre en moyenne sur les 4 années). Le niveau des ventes, même s’il est meilleur qu’au 1S2025 se rapproche davantage de ceux du 1S2023 (690 ventes) et du 1S2024 (810 ventes).
    La ville-centre porte 75% des mises en vente de l’aire urbaine ce semestre (vs 58% au 1S2025, 46% au 1S2024) et 63% des ventes au détail (52% au 1S2025, 58% au 1S2024). La 1ère couronne porte 24% des ventes sur ce semestre et renoue ainsi avec une certaine activité, là où la 2e couronne avait témoigné de davantage d’activité ces derniers temps (19% des ventes de l’aire urbaine au 1S2024, 23% des ventes au 1S2025).
    Les ventes à investisseurs progressent aussi sur la ville centre avec 320 ventes (vs 150 au 1S2025, 430 au 1S2024). Les ventes à occupants baissent légèrement avec 470 ventes au 1S2026 (430 au 1S2025).
    Sous l’effet de cette meilleure alimentation, le stock de logements augmente légèrement par rapport au 1S2025, comptant 1 770 logements à l’offre, ne repassant pas la barre des 2 000 logements connue avant 2023 (1 580 logements à l’offre à fin 1S2025, 1 840 à fin 1S2024, 2 810 à fin 1S2023, 2 190 à fin 1S2022, 2 560 à fin 1S2021).
    Sur la ville-centre, le prix moyen en collectif, libre, hors parking est de 4 839 €/m², en stabilité par rapport au 1S2025 et en légère hausse par rapport au 1S2024 (+3%).

    Le SICOVAL reste sur un niveau bas, avec un léger regain des mises en ventes

    Le SICOVAL connait des volumes très faibles depuis la 2e partie de l’année 2023. Ainsi, après avoir atteint 500 logements mis en vente sur l’année 2021 et 600 en 2022, on dénombrait 270 logements commercialisés en 2023, 90 en 2024 et 120 en 2025. Si le 1er semestre 2026 compte 100 mises en vente, le nombre de ventes atteint un nouveau point bas avec seulement 40 ventes enregistrées (80 au 1S2025, 90 au 1S2024).
    Les ventes à investisseurs représentent 21% des ventes et les ventes en accession aidée la moitié de l’ensemble des ventes. Parmi ces dernières, on compte 8 ventes en BRS, 6 en PSLA, 4 en accession sociale sans dispositif.
    Les prix en collectif, hors stationnement, en libre se valorisent à 3 853 €/m² (vs 4 050 €/m² au 1S2025, 4 110 €/m² au 1S2024).

    Les dynamiques de marché s’avèrent toujours difficiles pour les grandes métropoles voisines

    Pas de regain dans les dynamiques des deux métropoles voisines que sont la région bordelaise et la région de Montpellier. Pour ce qui concerne cette dernière (580 mises en vente, soit -36% vs 1S2025), la baisse des mises en vente par rapport au 1S2025 est notamment liée à la hausse des mises en vente connue au 1er semestre 2025 qui ne se confirme pas sur ce début d’année. Du côté bordelais, les volumes continuent de chuter avec 780 mises en vente au 1S2026 (-39% vs 1S2025 et -29% vs 1S2024).
    Les ventes baissent également sur les deux métropoles pour atteindre 740 ventes nettes dans la région bordelaise (-12% vs 1S2025, +1% vs 1S2024) et 570 ventes nettes pour la région de Montpellier (-9% vs 1S2025, +1% vs 1S2024).
    Les prix stagnent du côté de Bordeaux à 4 030 €/m² (coll, libre, hors stationnement) mais baissent encore du côté de Montpellier (4 074 €/m² pour la région de Montpellier, soit -6% vs 1S2025, -10% vs 1S2024).
    Les crises que traversent les marchés du neuf depuis la fin 2022 (amorce du cycle baissier) avec des points bas historiques en 2023, 2024, 2025 (hausse des taux d’intérêt, fin du Pinel), continuent d’impacter l’année 2026. L’activité s’installe dans un nouveau contexte immobilier complexe et durable.

    Michaël MERZ, Président

  • ÉDITORIAL – 2ème trimestre 2026

    Notre président de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers disait il y a quelque temps que c’était compliqué de savoir quand le fond de la piscine serait atteint. Épiphénomène ou pas, ce 2e trimestre marque quand même des volumes moins consternants que ceux du début d’année.


    Sur la région de Chartres
    Les mises en vente restent timides sur les ventes dites « au détail », avec 42 lots contre 62 au 1er trim. 2026.
    En revanche, les réservations nettes, elles, passent de 75 unités à 41 le trimestre dernier, bien aidées par un taux de désistement proche de 0 % (contre 31 % au 1er trim. 2026).
    Il est à noter que les désistements de début d’année ont conduit au retrait de 24 lots ce trimestre, avec, du coup, une offre commerciale qui rechute à 411 logements.


    Sur la région d’Orléans
    Contrairement à Chartres, le volume des nouvelles commercialisations progresse fortement, passant de 69 au 1er trim. 2026 à 168 sur ce 2e.
    En ce qui concerne les ventes « au détail », on note une progression, passant de 10 lots à 78 réservations nettes, faites à 54 % par des investisseurs.
    Deux points à surveiller : le premier, dû à l’accélération des mises en vente, ce qui porte l’offre commerciale à 552 lots (+100 par rapport au 1er trim. 2026), et un premier retrait de résidences services cette année, avec 102 lots retirés.


    Sur la région de Tours
    Comme à Orléans, on observe une forte accélération des mises en vente hors résidences services, avec 128 unités (contre 40 au 1er trim. 2026) et 253 en résidences services (contre 0 au trimestre précédent).
    Pour les réservations, il est à noter une certaine stabilité sur ce 1er semestre, avec 109 lots nets au 1er trimestre et 111 au 2e ; ce qui fait que l’offre commerciale reste à 646 lots (contre 630 au 1er trimestre).
    Enfin, il est à noter que les ventes en bloc dépassent les ventes au détail, avec 124 logements.


    En conclusion
    Comme nous l’avons vu, certains indicateurs sont moins dégradés que ceux du début d’année, mais, malheureusement, nous notons sur certains marchés très spécifiques (comme les résidences services) que l’« euphorie » des deux dernières années semble retomber.
    Un autre point à signaler est le poids des ventes en bloc, très marqué depuis 3 ans, qui, sur ce 1er semestre 2026, marque le pas.

  • 2ème trimestre 2026 : malgré un début d’année encourageant, la construction neuve peine à reprendre son souffle

    Alors que la France traverse un été singulier à plusieurs niveaux, le logement neuf continue d’évoluer dans un environnement que nous pourrions qualifier d’instable et d’inédit. La reprise du marché de la promotion immobilière a montré quelques signaux encourageants, au premier semestre 2026, notamment dans la reprise des permis de construire (bien que cet indicateur ne reflète pas l’activité commerciale), mais toujours des chiffres très hétérogènes.

    Le dispositif Jeanbrun semble en deçà de la trajectoire affichée, mais il n’a encore qu’un trimestre d’existence et son démarrage a été percuté par la conjoncture. Un nouveau dispositif fiscal pour investisseurs était attendu. Désormais créé, il convient donc d’observer son impact sur les trimestres à venir. En effet, les investisseurs reviennent prudemment, la demande des ménages n’a jamais réellement disparu et surtout les attentes évoluent : nouveaux profils familiaux, impératifs environnementaux, recherche de valeur patrimoniale…

    Malgré tout, cette forme d’instabilité à l’échelle du territoire normand, le début le premier semestre de 2026 marque une inflexion !

    Normandie : une hétérogénéité interne toujours plus forte !

    Les réservations après une progression encourageante au 1er trimestre 2026 (+11% avec 615 réservations par rapport au T1-2025) accusent une légère baisse (567 réservations nettes soit -5%-vs T1-2025). L’offre commerciale est toujours en recul (-8% avec 3 522 lots contre 3 827 lots entre le T2-2025 et T2-2026), néanmoins, les mises en ventes semblent continuer leur progression (+5% au T2-26 avec 973 lots vs T2-25 avec 923 lots) ce qui traduit la volonté des opérateurs. La Métropole de Rouen apparait relativement plus active que précédemment, montrant une progression de ses mises en vente de 10% (soit de 257 lots en T2-2026 contre 234 au T2-2025), alors que la CU de Caen la Mer enregistre un recul de 22% sur ses mises en vente (soit 239 lots contre 305 lots au T2-2025). La Région du Havre et le secteur de la Manche restent très stables (80 mises en vente sur le Havre Seine Métropole contre 82 au T2-2025 & 85 mises en vente pour la Manche contre 84 au T2-2025).   

    Les retraits bondissent de 147%, toutefois dans des proportions moindres que celles observées ces derniers trimestres ; Il faut retenir que le niveau de retrait se situe à 121 lots au T2-2026 contre 49 au T2-2025, à titre de comparaison : 373 retraits au T1-2026. Il est nécessaire de l’observer sur un semestre, et ceci montre tout de même une hausse de 26% entre le 1er semestre 2025 (389 retraits) et le premier semestre 2026 (494 retraits).

    Les ventes en bloc s’effondrent ce trimestre et ce depuis le début de l’année 2026. La Normandie affiche -85 % soit seulement 54 lots vendus en bloc. Le détail tient, le bloc décroche : le risque porte sur la capacité des opérations à boucler leur plan de commercialisation, et donc sur les lancements des trimestres suivants. Mais ceci n’est pas un signal de tendance (à cette échelle de 3 mois) c’est un signal de calendrier lorsque l’on se rappelle les taux records enregistrés en fin d’année 2025 (539 lots au T4-2025).

    On observe une remontée de la part des investisseurs sur ce trimestre (+18% soit 208 lots sur les 567 réservations). C’est structurellement différent de la moyenne française, mais présenter cela comme un retour des investisseurs resterait « fragile ».

    Le stock dur reste relativement stable aux alentours de 6% (204 lots à l’offre « livrée » sur 3 300).

    Caen la mer : Le territoire confirme et maintien sa progression dans les réservations nettes ce trimestre encore, +10% (208 ventes) et porte 1/3 de la production normande. Les mises en vente, quant à elles ralentissent (-22% soit 239 lots au T2-2026 contre 305 lots au T2-2025). Notons qu’elles ont beaucoup augmenté au 1er trimestre (354 lots). L’offre commerciale est stable et représente 919 lots. De plus, seulement 6 ventes en bloc ont été réalisées ce trimestre (-96%).

    Les prix de vente poursuivent leur hausse pour atteindre 4 428€/m² PKI (soit +4% au T2-2026 par rapport au T2-2025).

    Métropole Rouen Normandie : un regain notable sur les mises en vente est observé ce trimestre : +10% (soit 257 lots au T2-2026 contre 234 lots au T2-2025. NB ; 41 lots au 1er trimestre 2026) et plus largement sur la Région de la Seine Maritime (408 lots mis en vente soit +21%).

    Sur le périmètre MRN la hausse des ventes observée au 1er trimestre (+27% avec 117 lots au T1-2026 contre 75 lots au T1-2025) se fait pour l’essentiel par déstockage, pas par renouvellement de l’offre (seulement 41 mises en vente au T1-2026). Elle ne se confirme malheureusement pas sur le 2ème trimestre (-17% avec 95 lots réservés au T2-2026 contre 114 lots au T2-2025). Avec des lancements commerciaux divisés par près de trois début 2026 et un stock en repli de près d’un quart (1034 lots en stock au T2-2026 soit -21%), le risque à surveiller sur le S2-2026 est celui d’un trou d’air commercial : la demande frémit au moment où le stock peine à se renouveler.

    Un très fort recul des ventes en bloc ce trimestre est observé : -68% (soit seulement 48 lots au T2-2026 mais qui représentent tout de même 50% des réservations nettes). Une part d’investisseurs qui en proportion remonte (41 lots soit 40% investisseurs et 54 lots soit 60%).

    Le prix de vente moyen est passé sous la barre des 4 000€ avec une baisse de 7% : soit 3 965€/m² PKI et semble décorrélé des prix de l’offre à 4 306€/m²PKI proposés. L’écart avec l’Agglomération de Caen se rapproche des 500€/m² PKI.

    Le Havre Seine Métropole : Configuration exactement inverse de Rouen : sur Le Havre Seine Métropole, c’est la demande qui semble baisser (la prudence est de mise au regard du niveau des volumes), pas l’offre nouvelle seulement. Nous observons un recul de 22% des réservations nettes sur ce trimestre avec seulement 36 réservations (46 réservations au T2-2025). Le point dur, c’est le ciseau de solvabilité : un stock qui progresse (+11% avec 322 lots à l’offre) un prix de commercialisation qui reste élevé à 4 707€/m²PKI (+1%) qui écarte une part importante de la primo-accession locale du marché, et un rythme de mise en vente qui peine à redémarrer (-2% sur le T2-2026 avec 80 lots). Toutefois, l’observation sur 48 mois montre que le marché est assez stable : l’offre mise sur ce dernier par cycle de 2 années est commercialement absorbée en 2 ans.

    Côte Fleurie – Côte de Grâce : L’intérêt analytique de ce territoire, c’est précisément qu’il ne suit pas le même cycle que les trois métropoles. La demande y est patrimoniale et largement décorrélée de la capacité d’emprunt. Aucune mise en vente n’a été observée ce trimestre. Les réservations (33 lots +120%) sont au même niveau que celle enregistrées sur Le Havre Seine Métropole. Aucun stock dur sur ce secteur n’est enregistré. Les prix de vente continuent de s’envoler et atteignent les 6 400€/m² PKI sur la CC Cœur Côte Fleurie (soit +21%).

    Marchés de l’Eure : Les principaux marchés de l’Eure affichent à nouveau des mises en ventes depuis début 2026 : + 63 lots T1-2026 et + 88 lots au T2-2026 ce qui regonfle le stock de 31% atteignant les 210 lots au T2-2026. Le principal des mises en vente semble situé sur les communes d’Evreux et de Val-de-Reuil. Toutefois, les ventes continuent de s’effondrer en tombant à 8 réservations nettes sur le T2-2026 (-65%) et reposent essentiellement sur l’accession aidée. Un prix moyen de 3 663€/m²PKI qui reste étal par rapport du T2-2025.

    Marchés de la Manche : Toujours un diagnostic atypique ou le problème n’est pas d’écouler l’offre, c’est de la produire. Toujours des rythmes de mises en vente progressifs (+1% soit 85 lots sur le T2-2026) essentiellement sur la CA du Cotentin (+18% pour 67 lots). Les réservations nettes sont également en progression de +1% (78 lots au T2-2026) avec une forte progression de la CC Granville (+35% pour 27 lots). Les prix de vente reculent de 7% soit 4 320€/m² PKI au T2-2026. Fait marquant : c’est le seul territoire où le prix à l’offre est inférieur au prix à la vente.

    Côte d’Albâtre : Ce marché est toujours atone ce trimestre et montre des volumes réalisés trop faibles pour être analysés (8 lots à l’offre et 2 réservations).

    En conclusion, nous restons toujours dans des niveaux de marché relativement très bas comparativement à 5 ans en arrière. A ce jour, aucun effet majeur des dispositifs récents n’est perçu. Ainsi, malgré la perspective du Plan Relance Logement voté à la rentrée, la route reste longue pour retrouver un rythme de production suffisant.

    Les signaux qui émergent méritent d’être observés avec vigilance, nos aires de marchés ne racontent pas tous la même histoire. Il est encore trop tôt pour parler de véritable « reprise » pendant que de nouveaux défis redessinent le logement de demain ! Mais plusieurs signaux, sur plusieurs trimestres désormais, indiquent qu’un changement structurel s’opère : le secteur semble migrer d’une structure relativement homogène (d’une aire géographique large à une autre), vers une structure de « micromarchés ».

    Belle fin d’été à toutes et tous, et bonne lecture,

    Aymeric POUPEL- Président

    Prochaine conférence :

    Le jeudi 5 novembre 2026 – Carré des Docks, Le Havre, à partir de 17h

  • A l’échelle de la région LR, le début de l’année 2026 marque un nouvel étiage bas pour le marché de le promotion immobilière

    2ème trimestre 2026 – Adequation

    Le premier semestre de l’année 2023 avait marqué un recul majeur des ventes nettes, en lien avec la hausse brutale des taux d’intérêt (1 370 ventes nettes contre 2 430 au 1S2022). Le 1S2024 a connu une stabilisation basse des ventes nettes à 1 320 ventes, quand les mises en vente diminuaient à leur tour fortement passant de 2 060 au 1S2023 à 1 630 au 1S2024, avec de nombreux effets de reports ou suspension compte tenu des grandes difficultés de commercialisation rencontrées (autre indicateur notable : 300 logements retirés de la vente au 1S2023, 480 au 1S2024).

    Au 1S2025, les mises en vente se sont maintenues autour des 1 600 mises en vente, comme au semestre précédent. En revanche, les ventes nettes ont à nouveau connu une baisse passant de 1 320 au 1S2024 à 1 110 au 1S2025. On dénombre à nouveau près de 480 logements retirés de la commercialisation au 1S2025.

    L’adéquation entre les projets ayant germé un, deux voire trois ans auparavant et le contexte dans lequel ils entrent en commercialisation est mis à mal : les taux d’intérêt se sont stabilisés autour de 3,5% en 2024-2025, le dispositif PINEL s’est arrêté à fin 2024 et les potentiels relais de commercialisation se sont fait attendre dans leur entrée en vigueur comme dans leur montée en puissance (LLI particulier, Jeanbrun).

    Au 1er semestre 2026, les mises en vente diminuent à nouveau : on dénombre 1 240 logements mis en vente sur ce semestre (contre 1 620 au 1S2025). Les ventes restent au même niveau avec 1 100 ventes enregistrées. 275 logements ont été retirés de la commercialisation.

    Les prix des ventes tendent à stagner sur ce semestre, à 4 525 €/m² (coll, libre, hors parking), contre 4 520 €/m² au 2S2025, 4 560 €/m² au 1S2025 (4 450 €/m² au 1S2024, 4 730 au 1S2023, 4 340 €/m² au 1S2022), avec des disparités qui restent importantes selon les secteurs et les cœurs urbains. Par ailleurs, ces prix unitaires ne reflètent par les offres promotionnelles aujourd’hui généralisées : cuisine offerte, frais de notaires offerts, partenariats bancaires, … qui permettent pour certaines de capter la clientèle de primo-accédant cruciale pour la vente en promotion libre.

    Sur ce premier semestre, l’équilibre dans la nature des ventes est semblable au 1S2025 : on dénombre 21% des ventes à investisseurs et 79% à occupants. Parmi les ventes à occupants, le BRS continue de grignoter des parts : 58% des ventes portaient sur des logements libres en TVA 20% (soit 505 lgts, 59% au 1S2025 soit 519 lgts, 66% au 1S2024, 429 lgts), 25% en BRS (soit 218 lgts, contre 16% au 1S2025 pour 139 lgts, et 11% au 1S2024 pour 69 lgts), 11% en périmètre RU en TVA 5,5% (soit 96 lgts, contre 14% au 1S2025 pour 119 lgts et 6% au 1S2024 soit 38 lgts), 4% en PSLA (soit 34 lgts, 14% au 1S025 pour 119 lgts, 12% au 1S2024 pour 38 lgts).

    Les ventes en bloc restent à un niveau relativement haut avec plus de 420 logements vendus en bloc sur le semestre (actées), vs 410 au 1S2024 et 220 au 1S2023.

    Le marché de la région de Montpellier n’est pas épargné par ces nouvelles baisses de volumes, toutefois relatives compte tenu du nombre d’unités considérées

    A l’échelle de la région de Montpellier (Montpellier Méditerranée Métropole, CA du Pays de l’Or, CC du Grand Pic St Loup, CC du Pays de Lunel, CC Vallée de l’Hérault), la dynamique est semblable à LR : on note une baisse des mises en vente passant de 910 logements au 1S2025 à 780 au 1S2026, et une légère baisse des ventes (590 ventes nettes contre 620 au 1S2025). Si les chiffres enregistrés continuent de se dégrader, les évolutions portent néanmoins sur des volumes faibles, pouvant facilement varier en fonction de la dynamique d’un ou deux programmes. Le niveau de stock de logements à l’offre se stabilise quasiment passant de 1 590 logements au 1S2024 à 1 610 au 1S2025 et 1 680 au 1S2026.

    Les prix de ventes en collectif, libre, hors parking diminuent légèrement. On enregistre ainsi 4 925 €/m² au 1S2026, contre 5 170 €/m² au 2S2025, 5 090 €/m² au 1S2025, 5 030 €/m² au 2S2024, 5 010 €/m² au 1S2024. Il s’agit du même niveau de prix que celui enregistré au 2S2021 (4 935 €/m², sur 1 216 ventes).

    La répartition de la destination des ventes est presque semblable au 1er semestre précédent avec 18% des ventes effectuées auprès d’investisseurs (15% au 1S2025, 32% au 1S2024), 82% à occupants. Sur la vente à occupant, on compte 44% de ventes en libre (TVA 20%, contre 46% au 1S025, 59% au 1S2024) et 40% en BRS (25% au 1S2025, 18% au 1S2024), 13% en périmètre RU (TVA 5,5%, contre 19% au 1S2025, 8% au 1S2024), 3% en PSLA (5% au 1S2025, 8% au 1S2024).

    La métropole de Montpellier présente des chiffres plutôt stables : 715 mises en vente (contre 710 au 1S2025, 360 au 1S2024), 510 ventes nettes (idem au 1S2025, 460 au 1S2024), et un stock qui se reconstitue légèrement avec 1 430 logements à l’offre (vs 1 295 au 1S2025, 1 175 au 1S2024). Les prix baissent également à 4 997 €/m² (coll, libre, hors parking ; 5 223 €/m² au 1S025, 5 051 €/m² au 1S2024).

    83% des ventes ont été destinées à occupants, parmi celles-ci, le BRS progresse fortement en part et en volume : 41% ont concerné des logements libres TVA 20% soit 175 unités (vs 46% au 1S2025 pour 195 unités, 182 unités au 1S2024), 41% en BRS soit 172 unités (23% au 1S2025 pour 98 unités, 58 unités au 1S2024), 15% en périmètre RU soit 64 unités (22% au 1S2025, soit 91 unités).

    Les autres marchés du Languedoc-Roussillon : quelques volumes en stabilisation, peu ou pas de signaux de reprise

    Les marchés dits secondaires poursuivent leurs mêmes dynamiques, entre écroulement et stabilité basse.

    Aussi, la région de Nîmes reste fortement touchée par la rupture marquée en 2023-2024 sur les ventes et, faute de commercialisation, les mises en vente se sont aussi écroulées : on enregistre ainsi 60 mises en vente au 1S2026 (vs 70 au 1S2025, 200 au 1S2024) et 70 ventes nettes (50 au 1S2025, 120 au 1S2024). Les prix oscillent autour des 4 100 €/m² (coll, libre, hors parking) : 4 140 €/m² au 1S2026, 4 065 €/m² au 1S2025, 4 101 €/m² au 1S2024, 4 171 €/m² au 1S2023 (mais 3 796 €/m² au 1S2022, 3 679 €/m² au 1S2021). Le stock stagne autour de 270 unités (280 unités au 1S2025).

    La CA de Sète se maintient sur des volumes bas mais renoue avec davantage de ventes nettes. On compte ainsi 100 ventes sur ce semestre, contre 50 au 1S2025, 80 au 1S2024. Toutefois les mises en ventes tombent à 70 logements (110 au 1S2025, 220 au 1S2024) et on compte 84 logements retirés de la commercialisation (60 au 1S2025, 50 au 1S2024). Les prix atteignent 5 023 €/m² (coll, libre, hors parking), en hausse par rapport au 1S2025 (4 660 €/m²) et proche du 1S2024 (4 970 €/m²). Là aussi, le BRS se développe représentant 26 % des ventes à occupants ce semestre pour 21 logements (14% au 1S2025, 7 lgts). Les ventes libres représentent 45% des ventes à occupants pour 37 logements (idem au 1S2025 pour 22 lgts).

    Les niveaux d’activité de la région de Perpignan se concentre sur peu d’unités avec 50 logements mis en vente au 1S2026 (120 au 1S2025, 40 au 1S2024) et 60 ventes nettes (40 au 1S2025, 75 au 1S2024). Le prix de vente baisse à 4 120 €/m² (coll, libre, hors parking).

    La région de Béziers connait un étiage bas également avec 120 logements mis en vente (150 au 1S2025) et 150 ventes nettes (160 au 1S2025), et un prix de vente qui gravite depuis le 1S2024 autour des 3 800 €/m² (coll, libre, hors parking) : 3 841 €/m² au 1S2026, 3 820 €/m² au 1S2025, 3 898 €/m² au 1S2024.

    Enfin, l’agglomération de Narbonne reste dans des volumes cohérents avec les 4 à 5 dernières années sur son marché : on dénombre ainsi 90 mises en vente, soit une certaine alimentation par rapport aux 1ers semestres des 7 dernières années (90 au 1S2025, 45 au 1S2024, 25 au 1S2023, 30 au 1S2022, 110 au 1S2021, 40 au 1S2020, 50 au 1S2019), et 40 ventes nettes (60 au 1S2024 ; des ventes nettes qui oscillent entre 40 et 80 depuis le 1S2019). Les prix ont augmenté sur ce premier semestre (portant néanmoins, comme ailleurs, sur un faible volume de ventes), atteignant 4 009 €/m² (coll, libre, hors parking ; vs 3 731 €/m² au 1S2025, 3 808 €/m² au 1S2024).

    En synthèse, l’activité du marché du neuf sur la région Languedoc-Roussillon se stabilise sur des niveaux bas, voire continue de s’éroder. Le marché reste dans cette période de réadaptation face aux enjeux de commercialisation et de nouvelle donne de marché (propriétaires occupants, prix cibles, diversification, …). Si les dispositifs visant la cible investisseurs continueront de monter en puissance sur l’année (Jeanbrun, couplé au LLI notamment), les perspectives de volume de ventes devraient rester limitées. Les stratégies de maitrise des risques et de ventes à primo-accédants se poursuivront dans l’année : pack de ventes primo-accédants, accession sociale, maitrise des volumes à commercialiser en libre, …, dans des volumes globaux d’activité fortement réduits.

  • News du 29 juin 2026

     

    Lettre d’information sur le marché de l’immobilier

    Actualités du dimanche 29 juin 2026

    Acteurs & gouvernance

    NEXITY

    • Cécile Raquin est nommée secrétaire générale du groupe Nexity, une évolution de gouvernance qui renforce l’équipe dirigeante avec un profil issu de l’administration. (Source : Le Moniteur — https://www.lemoniteur.fr)
    • Nexity porte un vaste projet de requalification urbaine à Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), un programme immobilier signé qui prévoit une transformation de quartier « de A à Z ». (Source : Actu.fr — https://actu.fr)

    BOUYGUES IMMOBILIER

    • Bouygues Immobilier s’associe à Domani pour déployer un habitat inclusif senior à l’échelle nationale, un partenariat stratégique visant à développer des résidences adaptées au vieillissement. (Source : Silver économie / Boursorama — https://www.silvereco.fr)
    • La filiale Languedoc-Roussillon prévoit de livrer près de 300 logements en 2026, affichant un cap de production soutenu malgré la crise sectorielle. (Source : La Lettre M — https://www.lettrem.fr)

    CDC HABITAT

    • CDC Habitat Social vient d’obtenir son agrément dans le secteur du logement social, complétant ainsi son positionnement après son soutien aux promoteurs en difficulté. (Source : Le Moniteur — https://www.lemoniteur.fr)
    • La résidence José Kinkela a été inaugurée à Corbeil-Essonnes (Essonne), renforçant l’offre locative sociale de CDC Habitat en Île-de-France. (Source : Affiches Parisiennes — https://www.affichesparisiennes.com)
    • CDC Habitat Paca-Corse s’affirme comme fer de lance du logement dans une région parmi les plus exposées à la tension locative du pays. (Source : TPBM / Mesinfos.fr — https://www.mesinfos.fr)

    ACTION LOGEMENT

    • Action Logement a mobilisé 157 M€ en 2025 en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Corse, confirmant son rôle de financeur clé du logement abordable dans le Sud de la France. (Source : Affiches Parisiennes — https://www.affichesparisiennes.com)

    USH

    • La Banque des Territoires, l’USH et Bpifrance lancent un appel à projets conjoint pour redynamiser des territoires via le logement social, une initiative inédite à trois partenaires institutionnels. (Source : AEF info — https://www.aefinfo.fr)
    • L’USH apporte un soutien critique au projet de loi Relance logement : l’union salue l’ambition du texte mais émet des réserves sur certaines dispositions, notamment autour du financement du logement social. (Source : L’Union sociale pour l’habitat — https://www.union-habitat.org)
    • Le plan gouvernemental « Endurance » prévoit des mesures d’adaptation des logements aux canicules ; l’USH en détaille les implications pour le parc HLM. (Source : USH — https://www.union-habitat.org)

    ICADE

    • Icade Promotion, la Banque des Territoires et la CEIDF créent un fonds dédié à la reconversion de bureaux en logements, une initiative structurante pour répondre à la vacance tertiaire. (Source : Revue économique de France — https://www.refrance.fr)
    • Les premiers logements en Bail réel solidaire (BRS) portés par Icade ont été inaugurés, une avancée concrète pour l’accession abordable à la propriété. (Source : Groupe Caisse des Dépôts — https://www.caissedesdepots.fr)

    QUARTUS

    • Christophe Ripert, directeur général de Quartus depuis 2018, est élu président d’Afilog (association professionnelle de l’immobilier logistique), une nomination qui illustre la diversification des acteurs de la promotion. (Source : Business Immo / Décideurs Immo — https://www.businessimmo.com)

    GROUPE PICHET

    • Le groupe Pichet restructure sa foncière patrimoniale, réorganisant son portefeuille d’actifs dans un contexte de consolidation du marché immobilier. (Source : Business Immo — https://www.businessimmo.com)

    ARCADE VYV

    • Arcade VYV fusionne ses entités sociales franciliennes sous une nouvelle bannière unique, poursuivant sa stratégie de rationalisation de l’offre locative sociale en Île-de-France. (Source : CFNews Immo — https://www.cfnewsimmo.net)

    PROCIVIS

    • Yannick Borde, président de Procivis, détaille les enjeux du logement social de demain dans une interview, insistant sur la nécessité d’anticiper les futures crises de financement du secteur. (Source : AirZen Radio — https://www.airzenradio.com)

    KAUFMAN & BROAD

    • Kaufman & Broad obtient pour la 5e année consécutive le label Best Managed Companies de Deloitte, récompensant la qualité de sa gestion dans un contexte sectoriel difficile. (Source : Zonebourse — https://www.zonebourse.com)

    GREENCITY IMMOBILIER

    • Le premier programme immobilier de Green City Immobilier intégrant un système de récupération des eaux grises en circuit fermé est salué par le ministre de la Ville, une innovation reconnue au plan national. (Source : ToulÉco — https://www.touleco.fr)

    VINCI IMMOBILIER

    • La résidence Carré Saphir, livrée à La Grande Motte (Hérault), est présentée comme une opération innovante au service de la transition énergétique, combinant conception bioclimatique et usages résidentiels. (Source : La Grande Motte — https://lagrandemotte.com)

    SEQENS (filiale Action Logement)

    • Seqens prépare les logements franciliens au climat de demain en intégrant des solutions de rafraîchissement passif et d’isolation dans son parc, une approche anticipatrice face aux canicules à répétition. (Source : MySweetImmo — https://www.mysweetimmo.com)

    EMERIGE

    • Jean-Luc Porcedo, directeur d’Emerige Territoires, expose une stratégie de développement régional « modeste mais affirmée », ciblant des opérations de promotion en dehors de l’Île-de-France. (Source : Le Dauphiné Libéré — https://www.ledauphine.com)

    EIFFAGE IMMOBILIER

    • Les équipes Travaux & Services d’Eiffage remportent un nouveau contrat en site occupé à l’EDHEC de Roubaix (Nord), une opération de rénovation complexe sur un campus actif. (Source : Groupe Eiffage — https://www.eiffage.com)

    DEMATHIEU BARD

    • Le groupe surfe sur le changement climatique en développant une offre de construction adaptée aux nouvelles contraintes thermiques et environnementales, selon Les Échos. (Source : Les Échos — https://www.lesechos.fr)

    LP PROMOTION

    • LP Promotion et sa filiale de réhabilitation signent une opération remarquée en Dordogne, distinguée par Le Moniteur pour la qualité architecturale de sa reconversion patrimoniale. (Source : Le Moniteur — https://www.lemoniteur.fr)

    SOGEPROM

    • Malgré la crise du secteur, Sogeprom transforme un ancien bâtiment en résidence à Clermont-Ferrand, illustrant la stratégie de reconversion du groupe en dehors de la promotion neuve classique. (Source : La Montagne — https://www.lamontagne.fr)

    MARIGNAN IMMOBILIER

    • La nouvelle mouture du projet immobilier Marignan à Amboise (Indre-et-Loire) suscite des critiques locales, certains élus y voyant un « recul » par rapport aux engagements initiaux du promoteur. (Source : La Nouvelle République / Le Parisien — https://www.lanouvellerepublique.fr)

    Fédération des ESH

    • Valérie Fournier est réélue présidente de la Fédération des ESH (entreprises sociales pour l’habitat), assurant la continuité à la tête de cette fédération représentant le plus grand parc HLM privé de France. (Source : AEF info — https://www.aefinfo.fr)

    Territoires majeurs

    Île-de-France

    • Icade publie un article de fond sur le SDRIF-E 2040 et ses implications pour la transformation de l’Île-de-France, au moment où le schéma directeur régional conditionne les grandes opérations d’aménagement franciliennes. (Source : Icade Blog — https://www.icade.fr)
    • Arcade VYV fusionne son pôle social francilien sous une nouvelle entité unique, renforçant sa cohérence d’action sur un territoire à très forte tension locative. (Source : CFNews Immo — https://www.cfnewsimmo.net)
    • CDC Habitat inaugure la résidence José Kinkela à Corbeil-Essonnes (Essonne), nouvelle livraison de logements sociaux dans le Grand Paris Sud. (Source : Affiches Parisiennes — https://www.affichesparisiennes.com)

    Provence-Alpes-Côte d’Azur

    • Action Logement a investi 157 M€ en 2025 en PACA et Corse, région où CDC Habitat Paca-Corse développe également une activité soutenue pour répondre à la pression locative. (Source : Affiches Parisiennes / TPBM — https://www.affichesparisiennes.com)
    • Nexity porte un ambitieux projet de requalification à Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), avec une transformation complète de quartier annoncée. (Source : Actu.fr — https://actu.fr)

    Occitanie / Languedoc-Roussillon

    • Bouygues Immobilier Languedoc-Roussillon prévoit près de 300 livraisons de logements en 2026, maintenant un cap de production notable dans cette région en croissance démographique. (Source : La Lettre M — https://www.lettrem.fr)
    • Green City Immobilier voit son innovation sur les eaux grises saluée par le ministre de la Ville à Toulouse, confirmant le rôle de la métropole occitane comme terrain d’expérimentation. (Source : ToulÉco — https://www.touleco.fr)
    • Vinci Immobilier livre la résidence Carré Saphir à La Grande Motte (Hérault), programme exemplaire en matière de transition énergétique. (Source : La Grande Motte — https://lagrandemotte.com)

    Dordogne (Nouvelle-Aquitaine)

    • LP Promotion signe une réhabilitation remarquée en Dordogne, opération distinguée pour sa qualité architecturale et sa valeur patrimoniale par Le Moniteur. (Source : Le Moniteur — https://www.lemoniteur.fr)

    Nord (Hauts-de-France)

    • Eiffage Travaux & Services remporte le chantier de rénovation en site occupé du campus EDHEC à Roubaix, une opération complexe au cœur d’un territoire en requalification. (Source : Groupe Eiffage — https://www.eiffage.com)

    Indre-et-Loire (Centre-Val de Loire)

    • Le projet immobilier révisé de Marignan à Amboise cristallise des tensions locales, illustrant les difficultés de dialogue entre promoteurs et collectivités dans un contexte de crise de confiance. (Source : La Nouvelle République — https://www.lanouvellerepublique.fr)

    Indicateurs & tendances chiffrées

    • Logement social — déficit de 1,5 million de HLM : selon Le Nouvel Économiste, la France manque structurellement 1,5 million de logements sociaux ; le plan gouvernemental dit « Lecornu » est jugé insuffisant et trop tardif pour combler ce retard. (Source : Le Nouvel Économiste — https://www.lenouveleconomiste.fr)
    • Projet de loi Relance logement — ANRU 3 et rénovation de masse : le texte présenté prévoit notamment une troisième génération de l’ANRU et un volet « rénovation de masse », avec une mobilisation d’Action Logement et de l’USH attendue comme levier financier central. (Source : Batiweb — https://www.batiweb.com)
    • Reconversion de bureaux — nouveau fonds Icade : Icade Promotion, la Banque des Territoires et la CEIDF créent un véhicule dédié à la transformation de bureaux vacants en logements, une réponse concrète à la vacance tertiaire croissante en Île-de-France. (Source : Revue économique de France — https://www.refrance.fr)
    • Habitat inclusif senior — partenariat national Bouygues / Domani : le partenariat couvre le déploiement à l’échelle nationale de résidences seniors en habitat inclusif, un segment en forte croissance face au vieillissement de la population. (Source : Silver économie — https://www.silvereco.fr)
    • Action Logement PACA — 157 M€ en 2025 : le groupe a mobilisé cette enveloppe sur la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Corse, deux territoires parmi les plus tendus sur le plan locatif en France métropolitaine et insulaire. (Source : Affiches Parisiennes — https://www.affichesparisiennes.com)
    • Bail réel solidaire — premières inaugurations Icade : les premiers logements en BRS portés par Icade sont livrés, ouvrant concrètement l’accession abordable à la propriété dissociée du foncier pour des ménages à revenus intermédiaires. (Source : Groupe Caisse des Dépôts — https://www.caissedesdepots.fr)
    • Kaufman & Broad — 5e label Best Managed Companies : le groupe obtient pour la cinquième année consécutive cette distinction Deloitte, signal de solidité managériale dans un secteur sous pression. (Source : Zonebourse — https://www.zonebourse.com)
    • Appel à projets USH / Banque des Territoires / Bpifrance : ce dispositif tripartite vise à redynamiser des territoires en mobilisant le logement social comme levier de revitalisation locale, une première dans cette configuration partenariale. (Source : AEF info — https://www.aefinfo.fr)


    Synthèse produite à partir d’alertes et de sources publiques, relue par l’équipe Adequation, et
    générée avec l’aide de l’IA.

  • News du 15 juin 2026

     

    Lettre d’information sur le marché de l’immobilier

    Actualités du 14 juin 2026

    Acteurs & gouvernance

    ICADE

    • Icade inaugure la résidence So Victoria à Aix-les-Bains, en partenariat avec La Poste Immobilier : l’ensemble, composé de trois bâtiments, illustre la stratégie de co-promotion du groupe sur des marchés alpins en tension. (Source : Icade — https://www.icade.fr)
    • Icade développe un nouveau campus tertiaire de 24 000 m² à Blagnac (Haute-Garonne) pour le groupe Sopra Steria, confirmant son positionnement sur l’immobilier de bureaux en régions. (Source : Groupe Caisse des Dépôts — https://www.caissedesdepots.fr)
    • La résidence étudiante KLEY de Créteil (Val-de-Marne) a été inaugurée le 2 juin 2026 ; le logement étudiant reste sous forte tension dans le département. (Source : INFO.FR — https://www.info.fr)

    ICADE & LINKCITY

    • La Solideo a désigné Icade et Linkcity (filiale de Bouygues Construction) pour conduire la réhabilitation du Fort des Têtes et du site de la Schappe à Briançon, futurs éléments du village olympique des JO d’hiver 2030. (Source : Affiches Parisiennes — https://www.affichesparisiennes.com)

    ALTAREA

    • Altarea Entreprise a livré l’ensemble immobilier 185 Saint-Honoré à Paris à un cabinet d’avocats, dix-huit mois après le démarrage des travaux, confirmant la vitalité du segment tertiaire premium dans la capitale. (Source : Fortuneo Bourse — https://www.fortuneo.fr)
    • Altarea Commerce affirme que « la gare n’est plus un simple lieu de passage » : le groupe positionne les espaces de mobilité comme levier stratégique de son développement commercial. (Source : Points de Vente — https://www.pointsdevente.fr)

    BOUYGUES IMMOBILIER

    • En Vendée, Bouygues Immobilier expérimente de nouvelles approches architecturales — absence de sous-sol, conception bioclimatique — en collaboration avec des architectes locaux, dans une démarche de « révolution tranquille ». (Source : Le Moniteur — https://www.lemoniteur.fr)
    • Un port et un complexe résidentiel néo-classique ont été inaugurés à Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise), opération portée conjointement par Bouygues Immobilier et BNP Paribas Real Estate. (Source : Le journal du Grand Paris — https://www.lejournaldugrandparis.fr)
    • Bouygues Bâtiment Nord-Est adopte une logistique déportée pour ses chantiers strasbourgeois, réduisant les nuisances en centre-ville et améliorant la productivité sur site. (Source : Le Journal des Entreprises — https://www.journaldesentreprises.com)

    BNP PARIBAS REAL ESTATE

    • Au SIEC 2026, Cyril Zaprilla, Head of Retail Advisory, a détaillé la stratégie de conseil de BNP Paribas Real Estate sur le marché du commerce, segment en pleine recomposition. (Source : YouTube/BNP Paribas Real Estate — https://www.youtube.com)

    CDC HABITAT

    • CDC Habitat dresse son bilan à Nice et expose ses perspectives face à la tension locative croissante sur la Côte d’Azur, marché parmi les plus tendus de France métropolitaine. (Source : Presse Agence — https://www.presseagence.fr)
    • CDC Habitat Île-de-France maintient son cap de construction malgré la crise du secteur, affichant une ambition de production soutenue pour répondre aux besoins franciliens. (Source : Le journal du Grand Paris — https://www.lejournaldugrandparis.fr)

    PARIS HABITAT

    • Éric Pliez a été reconduit à la présidence de Paris Habitat pour un second mandat par le conseil d’administration, assurant la continuité de la gouvernance du premier bailleur social de France. (Source : Le journal du Grand Paris — https://www.lejournaldugrandparis.fr)

    PROCIVIS

    • Mise à jour : le groupe Procivis souligne que son modèle de logement social « permet de préparer l’avenir et d’anticiper les futures crises », une prise de position stratégique dans un contexte de questionnement sur le financement des OPH. (Source : AEF info — https://www.aefinfo.fr)

    USH

    • Emmanuelle Cosse, présidente de l’USH, affirme que « la priorité doit être donnée à la politique de renouvellement urbain », appelant à une accélération des programmes ANRU dans le contexte budgétaire actuel. (Source : Batiactu — https://www.batiactu.com)
    • L’USH et la FedEpl demandent conjointement une transposition adaptée de la réforme européenne de la commande publique, pour préserver la capacité d’action des bailleurs sociaux et des SEM. (Source : USH — https://www.union-habitat.org)

    ACTION LOGEMENT

    • Le Sénat a adopté le compromis issu de la CMP sur l’accès au logement des agents publics, intégrant une « clause de fonction » permettant de réserver des logements aux fonctionnaires dans certaines zones tendues. (Source : WEKA / Maire-info — https://www.maire-info.com)
    • In’li Aura, filiale d’Action Logement, ouvre son premier bureau en Haute-Savoie, marquant une implantation territoriale dans un département à forte tension locative. (Source : Le Journal des Entreprises — https://www.journaldesentreprises.com)

    DEMATHIEU BARD

    • Un bailleur social de la Marne a gagné trois mois sur le gros œuvre grâce à une méthode constructive innovante conduite avec Demathieu Bard, un gain de délai significatif pour la production de logements sociaux. (Source : L’Usine Nouvelle — https://www.usinenouvelle.com)
    • Demathieu Bard Bâtiment est mandataire du chantier de creusement d’une nouvelle ligne de métro à Toulouse, un marché de génie civil structurant pour la métropole occitane. (Source : Le Moniteur — https://www.lemoniteur.fr)
    • Le groupe construit un pôle de santé à proximité de l’hôpital de Roanne (Loire), un programme mixte alliant équipements médicaux et logements. (Source : PressReader/Le Pays Roannais — https://www.pressreader.com)

    LP PROMOTION

    • LP Promotion a officiellement acquis l’ancienne Banque de France de Périgueux (Dordogne), ouvrant la voie à une reconversion du bâtiment patrimonial en programme immobilier. (Source : La Vie Economique — https://www.lavieeconomique.fr)
    • À Nantes, LP Promotion est associé au boom des résidences étudiantes services, un segment en forte croissance dans la métropole ligérienne. (Source : Maville Nantes — https://www.maville.com/nantes)

    CATELLA

    • Une joint-venture accompagnée par Catella Property acquiert un bâtiment d’activités de 10 000 m² à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise), dans un marché périfrancilien actif sur la logistique urbaine légère. (Source : Business Immo — https://www.businessimmo.com)
    • Le courtier Fibus s’installe à la tour Alto de La Défense, transaction accompagnée par Catella Property, illustrant le maintien d’une demande locative tertiaire sur le premier quartier d’affaires européen. (Source : Defense-92.fr — https://www.defense-92.fr)

    MARIGNAN IMMOBILIER

    • Mike Mathelier est nommé directeur régional Pays de la Loire de Marignan Immobilier, renforçant l’ancrage du promoteur dans l’une des régions les plus dynamiques du marché résidentiel français. (Source : Agence API / Ouest-France — https://www.agenceapi.fr)

    EIFFAGE IMMOBILIER

    • Le groupe lyonnais em2c nomme Nicolas de Saint Maurice à la tête de sa filiale immobilière, en lien avec Eiffage Immobilier, dans le cadre du renforcement de son positionnement régional. (Source : Lyon Mag — https://www.lyonmag.com)

    GRENOBLE HABITAT

    • Vincent Berlandis succède à Claus Habfast à la présidence de Grenoble Habitat (OPH de la ville de Grenoble), marquant un renouvellement de gouvernance au sein de ce bailleur social isérois de référence. (Source : Mesinfos.fr — https://www.mesinfos.fr)

    ARCADE VYV

    • La filiale Arcade VYV engage la rénovation des logements domaniaux de Mailly-le-Camp (Aube), une opération de réhabilitation patrimoniale liée aux besoins du site militaire. (Source : L’Est Eclair — https://www.lest-eclair.fr)

    QUARTUS

    • Le Fonds de dotation Quartus pour l’architecture engage ses « 12 travaux » : recherche, expérimentation et valorisation de projets architecturaux innovants, une démarche de mécénat rare dans la promotion immobilière française. (Source : Le journal du Grand Paris — https://www.lejournaldugrandparis.fr)

    GROUPE PICHET

    • Le groupe Pichet porte le chantier de requalification de la gare de La Teste-de-Buch (Gironde), un projet structurant pour cette commune du Bassin d’Arcachon, dont le voisinage suscite des interrogations locales sur les nuisances de chantier. (Source : Sud Ouest — https://www.sudouest.fr)

    Territoires majeurs

    Briançon (Hautes-Alpes) — JO d’hiver 2030

    • La Solideo a officiellement désigné le groupement Icade (réhabilitation) + Linkcity (construction neuve) pour transformer le Fort des Têtes, monument classé, et le site industriel de la Schappe en village olympique pour les Jeux de 2030 : un chantier patrimonial et programmatique sans précédent pour cette ville de montagne. (Source : Le Monde / Affiches Parisiennes — https://www.lemonde.fr)

    Toulouse & métropole (Haute-Garonne)

    • Icade développe pour Sopra Steria un campus de bureaux de 24 000 m² à Blagnac (Haute-Garonne), à proximité de l’aéroport Toulouse-Blagnac, consolidant l’attractivité tertiaire de la métropole occitane. (Source : Groupe Caisse des Dépôts — https://www.caissedesdepots.fr)
    • Demathieu Bard Génie Civil est mandataire du creusement d’une nouvelle section de métro toulousain, un chantier emblématique de l’extension du réseau de transport en commun de la quatrième ville de France. (Source : Le Moniteur — https://www.lemoniteur.fr)

    Paris (Paris 1er arrondissement)

    • Trente-trois logements HLM vont remplacer un relais hôtelier jugé « illégal » dans le 1er arrondissement de Paris, une décision qui illustre la volonté de la Ville de reconvertir des hébergements touristiques en logements abordables à deux pas du Louvre. (Source : Figaro Immobilier — https://immobilier.lefigaro.fr)

    Île-de-France — Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise)

    • Un ensemble résidentiel néo-classique doté d’un port de plaisance intérieur a été inauguré à Cormeilles-en-Parisis, opération mixte portée par Bouygues Immobilier et BNP Paribas Real Estate, signe de la vitalité du marché résidentiel en grande couronne parisienne. (Source : Le journal du Grand Paris — https://www.lejournaldugrandparis.fr)

    La Défense — Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise)

    • Une JV acquiert 10 000 m² d’activités à Saint-Ouen-l’Aumône avec Catella Property, et Fibus signe son entrée à la tour Alto de La Défense : deux signaux positifs pour le marché tertiaire et logistique léger du nord-ouest francilien. (Source : Business Immo / CoStar — https://www.businessimmo.com)

    Outre-mer (DROM-COM)

    • Un rapport parlementaire publié par Le Monde pointe le déficit structurel de logements sociaux dans les Outre-mer, aggravé par une pauvreté endémique, et préconise des mesures spécifiques allant au-delà du droit commun. (Source : Le Monde — https://www.lemonde.fr)

    Nantes Métropole (Loire-Atlantique)

    • Le marché du logement étudiant nantais connaît un boom des résidences services, porté notamment par LP Promotion, dans un contexte de pression croissante sur l’offre locative adaptée aux étudiants dans la métropole ligérienne. (Source : Maville Nantes — https://www.maville.com/nantes)

    Périgueux (Dordogne)

    • LP Promotion a acquis l’ancien bâtiment de la Banque de France à Périgueux, emblème du patrimoine architectural du centre-ville, pour le reconvertir en programme immobilier mixte. (Source : La Vie Economique — https://www.lavieeconomique.fr)

    Strasbourg (Bas-Rhin)

    • Bouygues Bâtiment Nord-Est déploie une organisation logistique déportée pour ses chantiers strasbourgeois, réduisant l’empreinte urbaine des opérations dans une ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco. (Source : Le Journal des Entreprises — https://www.journaldesentreprises.com)

    Indicateurs & tendances chiffrées

    • RLS 2026 — barèmes revalorisés au 1er juin : les montants du Réduction de Loyer de Solidarité (RLS) ont été revalorisés au 1er juin 2026 ; environ 2 millions de locataires HLM sont concernés par cette révision annuelle des barèmes. (Source : Acteurs du Commerce Français / Google Alerts HLM — https://alerts.google.com)
    • Crise du logement — propositions HLM : face à la crise persistante, le mouvement HLM formule des propositions budgétaires et réglementaires ciblées pour relancer la production, réclamant notamment un assouplissement des contraintes de financement imposées aux organismes. (Source : Le Moniteur — https://www.lemoniteur.fr)
    • Modèle des OPH en débat : les Offices publics de l’habitat (OPH) ouvrent une réflexion de fond sur leur modèle économique, sans la trancher, dans un contexte de pression sur les fonds propres et de hausse des coûts de construction. (Source : Le Moniteur — https://www.lemoniteur.fr)
    • Jeunes et logement — trajectoires sous tension : l’USH publie une étude sur les difficultés croissantes des jeunes actifs à accéder au logement, mettant en lumière des trajectoires résidentielles de plus en plus précaires et fragmentées dans les grandes agglomérations françaises. (Source : USH — https://www.union-habitat.org)
    • Logement social Outre-mer : le rapport parlementaire chiffre un déficit de logements sociaux particulièrement criant dans les DROM-COM, avec une pauvreté qui touche une part nettement plus élevée de la population qu’en métropole, justifiant des mécanismes dérogatoires. (Source : Le Monde — https://www.lemonde.fr)
    • Construction innovante — gain de 3 mois : un bailleur social de la Marne a réalisé son programme en trois mois de moins que prévu grâce à une méthode de construction hors-site coordonnée par Demathieu Bard, une performance qui illustre le potentiel de la préfabrication pour accélérer la production de logements sociaux. (Source : L’Usine Nouvelle — https://www.usinenouvelle.com)


    Synthèse produite et relue par l’équipe Adequation, et générée avec l’aide de l’IA.

     

  • Construction neuve, l’inquiétante dérive du grand découplage

    Le marché de la construction neuve aborde l’été 2026 au ralenti. À fin mai, seuls 18 500 logements neufs ont été commercialisés auprès des particuliers (-20 % sur un an), tandis que les mises en vente s’effondrent de 31 %. Faute d’inflexion, la promotion immobilière s’enfonce dans une érosion prolongée qui grippe l’ensemble de la chaîne de production.

    Un fossé qui dépasse le simple décalage technique

    Au-delà des volumes, c’est le découplage massif entre autorisations et ouvertures de chantiers qui alerte. Si un écart est structurel (décalage temporel, abandons, recours), son ampleur actuelle est inédite. Sur douze mois, pour 386 000 logements autorisés, seuls 295 000 ont démarré.

    Ce déficit de 91 000 logements représente une perte en ligne de 24 % des autorisations. À titre de comparaison, ce ratio de non-concrétisation n’était que de 10 % en 2014 (38 000 logements) et de 12 % en 2018 (56 700 logements).

    Le problème ne réside plus dans l’instruction des permis : les projets sont prêts, mais bloqués par l’hypersensibilité de leur équilibre financier :

    • Des taux d’intérêt en progression constante (BCE) qui désolvabilisent les acquéreurs ;
    • Des coûts de construction en hausse sensible qui condamnent la faisabilité des opérations ;
    • Une panne de la pré-commercialisation, privant les programmes des GFA indispensables au démarrage.

    Une fracture territoriale qui se fige

    Ce phénomène de permis en sommeil se concentre logiquement sur les zones à forte tension foncière :

    • Auvergne-Rhône-Alpes : 31 % d’écart (53 000 autorisations pour 36 400 chantiers)
    • Hauts-de-France : 27 % d’écart (26 900 autorisations pour 19 600 chantiers)
    • Île-de-France : 25 % d’écart (67 300 autorisations pour 50 300 chantiers)

    À l’inverse, le Grand Est (11 %), la Bretagne (15 %) ou la Normandie (17 %) maintiennent un taux de concrétisation proche des standards historiques, portés par des marchés locaux moins instables.

    Le levier institutionnel pour relancer (à nouveau) la machine ?

    Face à la paralysie de la demande privée, le salut à court terme dépend des acheteurs en bloc. Lors du Printemps des Territoires, la Banque des Territoires a dévoilé une feuille de route offensive : mobiliser 100 milliards d’euros pour produire 650 000 logements abordables d’ici 2030.

    Cette injection massive offre une bouffée d’oxygène cruciale pour débloquer les opérations prêtes et purger les stocks de permis. Reste une réalité : la commande institutionnelle soutiendra l’offre, mais elle ne pourra se substituer durablement au véritable moteur du marché : la solvabilité des ménages.

  • News du 01 juin 2026

     

    Lettre d’information sur le marché de l’immobilier

    Actualités du 31 mai 2026

     

    🏢 Actualité des acteurs

    📌 Promoteurs privés

    • NEXITY
      Nexity lance une offre inédite dédiée au statut du bailleur privé, positionnant le groupe comme un acteur clé du nouveau dispositif fiscal en faveur de l’investissement locatif (Immo Matin). Cette initiative s’inscrit dans une stratégie de diversification des services au-delà de la promotion immobilière. Le groupe continue ainsi d’adapter son modèle aux évolutions réglementaires du marché résidentiel.

      (Sources : Immo Matin, Boursier.com)

    • ALTAREA
      Altarea Commerce a inauguré le premier magasin en France d’un nouveau concept de commerce, confirmant sa stratégie d’innovation dans l’immobilier commercial (Altarea). Le groupe renforce ainsi son positionnement dans la transformation des lieux de commerce et de vie. Cette ouverture illustre la capacité d’Altarea à accompagner les nouvelles tendances de consommation.

      (Source : Altarea)

    • MARIGNAN IMMOBILIER
      Marignan Immobilier est associé à la dernière phase d’aménagement du quartier de la Cartoucherie à Toulouse, un projet d’envergure en Haute-Garonne (Le Moniteur). Par ailleurs, le promoteur est au cœur d’une controverse locale liée à un projet de 39 logements sociaux dans les Yvelines, surnommé « Trou Guichard », qui suscite l’opposition d’une partie des riverains (Actu.fr). Ces deux projets illustrent la présence active de Marignan sur des opérations mixtes résidentielles en zones tendues et détendues.

      (Sources : Le Moniteur, Actu.fr, PressReader)

    • EIFFAGE IMMOBILIER
      Le tribunal administratif a donné raison à la mairie de Vence dans le contentieux opposant la ville à Eiffage Immobilier concernant le projet Chagall, ouvrant potentiellement la voie à une refonte du programme (Nice-Matin). À Lyon, Eiffage est associé à la réhabilitation d’un bâtiment vieux de huit siècles en hôtel cinq étoiles, alliant patrimoine et promotion haut de gamme (Paris Match). Sur le plan des partenariats industriels, Eiffage a signé un accord avec Arabelle Solutions pour la fabrication de composants, démontrant la diversification du groupe (Groupe Eiffage).

      (Sources : Nice-Matin, Paris Match, Groupe Eiffage, La Semaine)

    • DEMATHIEU BARD IMMOBILIER
      Le groupement mené par Demathieu Bard a remporté le marché de construction du futur bâtiment Femme-Mère-Couple du CHU de Saint-Étienne, un chantier hospitalier d’envergure (Le Moniteur). Par ailleurs, Demathieu Bard Énergie est engagé dans un projet de rénovation énergétique innovant, coordonnant des travaux complexes de décarbonation (La Gazette France). La branche immobilière du groupe a été mise en lumière dans un portrait soulignant son art de mener à bien des projets malgré les tensions économiques du secteur (Monde des grandes écoles).

      (Sources : Le Moniteur, La Gazette France, Monde des grandes écoles)

    • VINCI IMMOBILIER
      Vinci Immobilier est impliqué dans le projet de l’îlot Saint-Exupéry à Angers, un programme résidentiel attendu par les élus locaux (Le Courrier de l’Ouest). Le groupe est également cité dans un article traitant des blocages rencontrant la construction d’un immeuble de luxe en lieu et place d’un ancien cinéma Pathé, mettant en lumière les défis techniques et réglementaires de ce type d’opération (PressReader). Vinci Immobilier confirme ainsi sa présence sur des projets de requalification urbaine complexes dans plusieurs territoires.

      (Sources : Le Courrier de l’Ouest, PressReader, Ouest-France)

    • BOUYGUES IMMOBILIER
      Bouygues Immobilier relance la construction du programme Eclosia Parc à La Roche-sur-Yon en partenariat avec Duret, après une période d’attente (Actu.fr). Le groupe développe par ailleurs deux opérations à Niort — Carré Mélusine et My Campus — démontrant son dynamisme dans les villes moyennes (La Nouvelle République). Le FCPE Bouygues a par ailleurs franchi le seuil de 15 % du capital du groupe, renforçant le poids de l’actionnariat salarié (Refrance).

      (Sources : Actu.fr, La Nouvelle République, Refrance)

    • KAUFMAN & BROAD
      David Laurent, directeur général délégué de Kaufman & Broad, a été nommé aux « Pierres d’Or » 2026, récompense de référence du secteur immobilier (Immoweek). Cette distinction salue le rôle stratégique joué par le dirigeant dans le développement du groupe. Kaufman & Broad confirme ainsi sa stature parmi les promoteurs nationaux de premier plan.

      (Source : Immoweek)

    • EMERIGE
      Emerige inaugure « Large », un nouveau centre d’art à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), témoignant de ses liens étroits et durables avec la création contemporaine (Le Journal des Arts, Le journal du Grand Paris). Ce projet, rendu en hommage à Renault et à son histoire industrielle, s’inscrit dans une démarche de valorisation patrimoniale et culturelle portée par le groupe (Le Quotidien de l’Art). Emerige confirme sa singularité parmi les promoteurs français en faisant de la culture un levier d’image et de différenciation.

      (Sources : Le Journal des Arts, Le journal du Grand Paris, Le Quotidien de l’Art)

    • EUROPEAN HOMES
      La société European Homes porte un nouveau projet immobilier à Kerbiguet, sur la commune de Douarnenez (Finistère), dans un contexte local de vigilance citoyenne sur l’aménagement du littoral breton (Le Télégramme). Ce programme illustre la stratégie de développement du promoteur dans des marchés côtiers où la pression foncière reste forte. La concertation avec les habitants demeure un enjeu clé pour la réalisation de ces opérations.

      (Source : Le Télégramme)

    • GROUPE PICHET
      Le Groupe Pichet est mentionné dans une affaire locale au Cap-Ferret concernant un terrain dont l’usage sportif est contesté, illustrant les tensions foncières sur les marchés littoraux premium (Sud Ouest). Si l’affaire est circonscrite à un contexte local, elle rappelle les enjeux de visibilité et d’acceptabilité auxquels les promoteurs font face dans ces territoires. Pichet reste un acteur régional significatif, particulièrement dans le Sud-Ouest.

      (Source : Sud Ouest)

    🏘️ Bailleurs sociaux & acteurs du logement social

    • CDC HABITAT
      CDC Habitat Auvergne-Rhône-Alpes annonce un investissement de 363 M€ en 2025, confirmant l’ambition de la filiale régionale sur la production et la réhabilitation de logements (Groupe Ecomedia). En Île-de-France, la résidence emblématique de Saint-Quentin-en-Yvelines, créée il y a 40 ans, fait l’objet d’une opération de réhabilitation pilotée par le bailleur (Actu.fr). CDC Habitat obtient par ailleurs l’agrément de la SA d’HLM Mancelle d’Habitation, renforçant son périmètre d’action dans les Pays de la Loire (Le Moniteur).

      (Sources : Groupe Ecomedia, Actu.fr, Le Moniteur)

    • ACTION LOGEMENT
      Action Logement signe de nouvelles conventions CEE avec EDF et Hellio pour accélérer la rénovation énergétique de son parc (AEF info). Le groupe est également en première ligne du débat sur le statut du bailleur privé et du nouveau dispositif fiscal de défiscalisation immobilière (Challenges, AEF info). Par ailleurs, Action Logement réaffirme son rôle central pour les étudiants via la caution locative gratuite, notamment à la période des rentrées universitaires (Franceinfo).

      (Sources : AEF info, Challenges, Franceinfo, Hellio, La Dépêche)

    • HLM / OPH / ESH
      Le mouvement HLM, via l’USH, précise sa trajectoire d’électrification du parc résidentiel social avec un plan d’engagement ambitieux priorisant 700 000 logements pour des travaux de décarbonation (Le Moniteur, Connaissance des Énergies). La question de la surcharge de loyer HLM revient dans l’actualité, de nombreux locataires découvrant tardivement cette règle susceptible d’impacter significativement leur budget (MyJugaad). Les organismes HLM font également l’objet de nouveaux textes officiels (arrêtés) élargissant les compétences de certaines SCP, publiés au Journal officiel du 28 mai 2026 (Le Moniteur).

      (Sources : Le Moniteur, Connaissance des Énergies, MyJugaad, CNews)

    • ARCADE VYV
      Arcade-Vyv dévoile son nouveau plan stratégique baptisé « Résonance », avec un horizon fixé à 2030, articulé autour de la mission sociale du groupe et de l’accès au logement pour les publics fragiles (AEF info). Ce plan constitue une feuille de route ambitieuse pour les prochaines années, dans un contexte de pression sur les finances des bailleurs. Le groupe affirme ainsi sa volonté de rester un acteur de référence du logement intermédiaire et social.

      (Source : AEF info)

    • BATIGERE
      Batigère a organisé la 31e édition de son Challenge sportif à Nancy, qui a rencontré un bel engouement populaire et salarié (L’Est Républicain). Cet événement annuel, ancré dans la culture d’entreprise du groupe, illustre la proximité de Batigère avec ses territoires d’implantation dans le Grand Est. Le groupe demeure un bailleur social de référence dans la région, actif tant sur la gestion que sur la production de logements.

      (Source : L’Est Républicain)

    • ICADE
      Icade renouvelle les baux de 58 000 m² de bureaux à Nanterre avec un groupe d’assurances, engageant la relation locative jusqu’en 2036 et offrant au groupe une forte visibilité sur ses revenus locatifs (Groupe Caisse des Dépôts, Business Immo). Cette opération conforte le positionnement d’Icade comme foncière tertiaire de référence en Île-de-France. Le groupe démontre ainsi la robustesse de son portefeuille bureaux dans un contexte de marché sous pression.

      (Sources : Groupe Caisse des Dépôts, Business Immo)

    • PROCIVIS
      Le réseau Procivis renouvelle le mandat de son président, affichant une continuité de gouvernance au moment où le groupe atteint 1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires (Batiactu). Procivis Ouest accompagne le lancement de deux nouvelles résidences à Angers — Centenial (20 logements neufs en accession) et Trapèze (quartier de la Doutre) — illustrant le dynamisme territorial du réseau (Maville Angers). À Angers également, la résidence Twinset propose une formule innovante combinant accession et investissement locatif (Maville Angers).

      (Sources : Batiactu, Maville Angers)

    🏦 Foncières & Investisseurs institutionnels

    • GECINA
      Gecina réalise une émission obligataire verte de 500 M€, s’inscrivant ainsi dans la dynamique du marché obligataire primaire aux côtés de Carrefour et Valeo (BFM Bourse, Option Finance). Le groupe publie également une lettre aux actionnaires, témoignant de sa démarche de communication financière transparente (Zonebourse). Romain Veber, Directeur exécutif investissements et développements, a été distingué aux « Pierres d’Or » 2026 (Immoweek).

      (Sources : BFM Bourse, Option Finance, Zonebourse, Immoweek)

    • BNP PARIBAS REAL ESTATE
      BNP Paribas Real Estate est associé à plusieurs transactions majeures sur le marché de l’immobilier logistique européen, notamment la commercialisation à 100% de la plateforme d’Ennery par AG Real Estate (Business Immo). Le groupe intervient également comme conseil dans des dossiers d’investissement paneuropéens, dont un projet à Wrocław en Pologne (Business Immo). BNP Paribas Asset Management est par ailleurs mentionné dans le contexte d’un dossier d’investissement stratégique européen (Business Immo).

      (Source : Business Immo)

    • GROUPAMA IMMOBILIER
      Deux cadres dirigeants de Groupama Immobilier ont été honorés aux « Pierres d’Or » 2026 : Roland Cubin (directeur général délégué) et Edouard Blin (directeur asset management tertiaire), signalant la reconnaissance du groupe dans le secteur (Immoweek). Ces distinctions confirment la montée en puissance de Groupama Immobilier comme investisseur institutionnel de référence en immobilier tertiaire. Le groupe consolide ainsi sa présence dans les classements d’excellence du secteur.

      (Source : Immoweek)

    • CEETRUS
      Ceetrus et Aventim acquièrent conjointement 4 hectares de terrain à Villeneuve d’Ascq pour lancer Novéa Parc, un nouveau projet de développement mixte (La Gazette France). Cette acquisition témoigne du regain d’activité de Ceetrus sur la transformation des espaces commerciaux en lieux de vie et d’activités. Le groupe s’affirme ainsi comme un acteur de la reconversion urbaine dans les grandes métropoles régionales.

      (Source : La Gazette France)

    🏠 Résidences gérées & logement senior

    • LP PROMOTION
      LP Promotion est à l’origine de la résidence seniors Serenly à Brive, proposant des loyers allant de 980 à 1 500 € par mois, une offre visitée et détaillée par La Montagne (La Montagne). Le groupe est également associé à la livraison du nouveau centre de performance du Toulouse Football Club, dont la mise en service est imminente (LesViolets.Com). LP Promotion confirme son positionnement sur des programmes innovants croisant résidentiel, services et loisirs.

      (Sources : La Montagne, LesViolets.Com)



    📊 Tendances du marché immobilier

    🏘️ Logement social & HLM

    • Électrification du parc social : L’USH (Union Sociale pour l’Habitat) présente un engagement de décarbonation ambitieux du parc résidentiel HLM. Le plan priorise 700 000 logements pour des travaux d’électrification, avec des installations de pompes à chaleur et des équipements bas-carbone (Le Moniteur, Connaissance des Énergies). Les bailleurs sociaux s’engagent sur une trajectoire d’électrification en partenariat avec EDF et Hellio.

      (Sources : Le Moniteur, Connaissance des Énergies, AEF info)

    • Vacance dans les territoires détendus : L’USH publie son rapport « Repères n°168 » sur la vacance des logements (sociaux et privés) en territoires détendus, un enjeu croissant pour la gestion des patrimoines HLM hors zones tendues (USH).

      (Source : L’Union sociale pour l’habitat)

    • Logement d’abord : Plus de 800 000 personnes sans domicile ont bénéficié du programme « Logement d’abord » depuis son lancement, selon les dernières données gouvernementales (CNews).

      (Source : CNews)

    • Surcharge de loyer HLM : La surcharge de loyer HLM, applicable aux ménages dépassant les plafonds de ressources, est un mécanisme que de nombreuses familles découvrent tardivement. Cette règle peut représenter un surcoût significatif pour les occupants dont les revenus ont évolué (MyJugaad).

      (Source : MyJugaad)

    🏗️ Promotion immobilière & construction

    • Nouveau statut du bailleur privé : Le secteur salue la relance du statut du bailleur privé, un dispositif fiscal destiné à encourager l’investissement locatif intermédiaire. Nexity est le premier grand promoteur à structurer une offre commerciale dédiée à ce nouveau statut (Immo Matin, Challenges). AEF info confirme que ce sujet est au cœur des discussions entre l’État, les promoteurs et les bailleurs.

      (Sources : Immo Matin, Challenges, AEF info)

    • Grands programmes neufs 2026-2029 en Lorraine : La région Lorraine voit se déployer de nombreux programmes neufs portés notamment par Eiffage Immobilier et d’autres promoteurs nationaux et régionaux (La Semaine). Ces projets témoignent d’un regain de production dans les territoires intermédiaires.

      (Source : La Semaine)

    • Fin du ZAN et révision de l’ANRU : Des discussions de fond sont engagées sur la possible remise en cause du dispositif ZAN (Zéro Artificialisation Nette), ainsi que sur le devenir du programme ANRU. Ces révisions potentielles sont suivies avec attention par les acteurs du logement social et de l’aménagement (AEF info).

      (Source : AEF info)

    • Résidences seniors : Le marché des résidences services seniors se confirme comme un segment porteur. À Brive, la résidence Serenly de LP Promotion propose des offres entre 980 et 1 500 €/mois, illustrant la montée en gamme de l’offre disponible (La Montagne).

      (Source : La Montagne)

    • Immobilier de bureaux : Le renouvellement par Icade de baux sur 58 000 m² de bureaux à Nanterre jusqu’en 2036 est un signal positif pour le marché tertiaire francilien, illustrant la résilience de la demande de grandes surfaces locatives pour les utilisateurs institutionnels (Business Immo, Groupe Caisse des Dépôts).

      (Sources : Business Immo, Groupe Caisse des Dépôts)

    • Immobilier logistique : La plateforme d’Ennery est commercialisée à 100% par AG Real Estate avec le concours de BNP Paribas Real Estate, confirmant l’attractivité des actifs logistiques en Île-de-France (Business Immo). En Europe centrale, les actifs logistiques continuent d’attirer les investisseurs institutionnels, comme en témoigne une opération à Wrocław (Pologne).

      (Source : Business Immo)

    • Finance verte : Gecina réalise une émission obligataire verte de 500 M€, confirmant la place de l’immobilier dans le marché obligataire ESG (BFM Bourse, Option Finance). Le financement durable continue de se structurer comme un axe stratégique majeur pour les grandes foncières.

      (Sources : BFM Bourse, Option Finance)

    • Marché immobilier espagnol : Les prix de l’immobilier en résidence secondaire en Espagne s’envolent de +9%, un indicateur de surchauffe sur les marchés côtiers méditerranéens qui affecte également la demande française transfrontalière (L’Echo).

      (Source : L’Echo)

    📋 Politique du logement

    • Pacte logement-famille : Le gouvernement évoque la mise en place d’un pacte logement-famille, visant à favoriser l’accès des salariés au logement social et à renforcer le lien entre politique logement et politique familiale (AEF info).

      (Source : AEF info)

    • Villes habitables et résilientes : Un débat de fond s’engage sur la manière de repenser les villes face aux défis climatiques. Bouygues Immobilier prend position dans La Tribune en faveur de nouvelles façons de concevoir les espaces urbains pour les rendre plus habitables et résilients à long terme (La Tribune).

      (Source : La Tribune)



    🗺️ En direct des territoires

    🌆 Grands projets urbains

    • Toulouse (31 – Haute-Garonne) – Cartoucherie : La dernière phase d’aménagement du quartier de la Cartoucherie à Toulouse est lancée, avec la participation de Marignan Immobilier. Ce projet mixte, emblématique de la métropole toulousaine, comprend des logements, des équipements publics et des commerces (Le Moniteur).

      (Source : Le Moniteur)

    • Villeneuve d’Ascq (59 – Nord) – Novéa Parc : Ceetrus et Aventim acquièrent 4 hectares de terrain pour lancer Novéa Parc à Villeneuve d’Ascq. Ce projet mixte vise à créer un nouveau quartier d’activités et de services en périphérie de la métropole lilloise (La Gazette France).

      (Source : La Gazette France)

    • Angers (49 – Maine-et-Loire) – Quartier de la Doutre : Plusieurs projets immobiliers neufs sont en cours dans le quartier de la Doutre à Angers, portés par Procivis Ouest : les résidences Trapèze et Twinset, illustrant le dynamisme de la ville en matière d’accession et d’investissement locatif (Maville Angers).

      (Source : Maville Angers)

    • Angers (49) – Îlot Saint-Exupéry : Le projet de l’îlot Saint-Exupéry à Angers, porté par Vinci Immobilier, fait l’objet d’attentes fortes de la part des collectivités locales pour dynamiser ce secteur (Le Courrier de l’Ouest).

      (Source : Le Courrier de l’Ouest)

    • La Roche-sur-Yon (85 – Vendée) – Eclosia Parc : Le programme Eclosia Parc à La Roche-sur-Yon, porté par Bouygues Immobilier et Duret, redémarre après une période de suspension, une bonne nouvelle pour le développement urbain de cette ville de l’Ouest (Actu.fr).

      (Source : Actu.fr)

    • Niort (79 – Deux-Sèvres) – Carré Mélusine & My Campus : Bouygues Immobilier développe deux opérations complémentaires à Niort : Carré Mélusine, un programme résidentiel, et My Campus, une résidence étudiante, confirmant l’attractivité des villes moyennes pour les promoteurs nationaux (La Nouvelle République).

      (Source : La Nouvelle République)

    • Boulogne-Billancourt (92 – Hauts-de-Seine) – « Large » par Emerige : Emerige inaugure « Large », un centre d’art de 12 000 m² à Boulogne-Billancourt, sur l’ancien site Renault. Ce projet culturel emblématique s’inscrit dans la requalification de la presqu’île de Seguin et renforce la vocation artistique et patrimoniale de ce territoire (Le journal du Grand Paris, Le Quotidien de l’Art).

      (Sources : Le journal du Grand Paris, Le Quotidien de l’Art)

    • Saint-Quentin-en-Yvelines (78 – Yvelines) – Réhabilitation CDC Habitat : CDC Habitat mène des travaux de réhabilitation d’une résidence de 40 ans à Saint-Quentin-en-Yvelines, intervenant sur l’entretien et la modernisation d’un parc HLM emblématique de la ville nouvelle (Actu.fr).

      (Source : Actu.fr)

    • Échirolles (38 – Isère) – Résidence Marat : Isère Habitat engage la réhabilitation de la résidence Marat à Échirolles, symbole d’une transformation en profondeur du quartier (Le Dauphiné Libéré). Cette opération témoigne de la volonté des bailleurs de redonner de l’attractivité à leurs résidences vieillissantes.

      (Source : Le Dauphiné Libéré)

    • Nanterre (92) – Marché de bureaux : Icade sécurise ses revenus locatifs à Nanterre avec le renouvellement de 58 000 m² de baux jusqu’en 2036, renforçant l’attractivité de La Défense et ses environs comme pôle tertiaire de référence en Île-de-France (Business Immo, Groupe Caisse des Dépôts).

      (Sources : Business Immo, Groupe Caisse des Dépôts)

    • Douarnenez (29 – Finistère) – Projet Kerbiguet : European Homes porte un nouveau projet immobilier à Kerbiguet à Douarnenez. La question de l’acceptabilité locale est au cœur des échanges entre le promoteur et les habitants (Le Télégramme).

      (Source : Le Télégramme)

    • Vence (06 – Alpes-Maritimes) – Projet Chagall : Le tribunal administratif donne raison à la mairie de Vence contre Eiffage Immobilier dans le contentieux autour du projet Chagall. Cette décision de justice pourrait amener à une refonte du programme immobilier prévu sur ce site (Nice-Matin).

      (Source : Nice-Matin)

    • Yvelines (78) – Projet de 39 logements sociaux : Un projet porté par Marignan Immobilier de construction de 39 logements sociaux dans un village des Yvelines fait l’objet d’une forte opposition locale. Le projet dit « Trou Guichard » cristallise les tensions entre besoins en logements abordables et résistances d’une partie des riverains (Actu.fr, PressReader).

      (Sources : Actu.fr, PressReader)

    • Bordeaux (33 – Gironde) – Canopia : À Bordeaux, le quartier mixte Canopia accélère sa construction grâce à l’utilisation de la méthode « top and down », une technique innovante permettant de travailler simultanément sur plusieurs niveaux. Demathieu Bard est associé à ce chantier emblématique de la métropole bordelaise (Le Moniteur).

      (Source : Le Moniteur)

    • ZAN & Politiques foncières : Le débat sur la fin ou l’adaptation du dispositif ZAN (Zéro Artificialisation Nette) s’intensifie, avec des acteurs du logement social et des élus locaux qui appellent à une révision du calendrier et des modalités d’application (AEF info).

      (Source : AEF info)



    👔 Gouvernance & Nominations

    🏅 Distinctions « Pierres d’Or » 2026

    Les « Pierres d’Or » sont les trophées annuels de référence du secteur immobilier français, décernés par Immoweek.

    • Romain Veber – Directeur exécutif investissements et développements – GECINA (Immoweek)
    • David Laurent – Directeur général délégué – KAUFMAN & BROAD (Immoweek)
    • Roland Cubin – Directeur général délégué – GROUPAMA IMMOBILIER (Immoweek)
    • Edouard Blin – Directeur asset management tertiaire – GROUPAMA IMMOBILIER (Immoweek)

    🔄 Gouvernance & Actionnariat

    • PROCIVIS : Le réseau renouvelle le mandat de son président. Fort de 1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires, Procivis confirme la stabilité de sa direction à un moment stratégique pour le réseau (Batiactu).

      (Source : Batiactu)

    • USH : L’Union Sociale pour l’Habitat annonce une nouvelle tête à sa direction, marquant un renouvellement de la gouvernance du principal organisme représentatif des bailleurs sociaux français (Le Châtillonnais et l’Auxois). Emmanuelle Cosse est mentionnée dans les discussions stratégiques du mouvement HLM (AEF info).

      (Sources : Le Châtillonnais et l’Auxois, AEF info)

    • BOUYGUES IMMOBILIER : Le FCPE (Fonds Commun de Placement d’Entreprise) Bouygues franchit le seuil de 15 % du capital du groupe, marquant une progression significative de l’actionnariat salarié et renforçant l’ancrage collectif dans la gouvernance (Refrance).

      (Source : Refrance)

    • ARCADE VYV : Arcade-Vyv se dote d’un nouveau plan stratégique « Résonance » à horizon 2030, qui constitue également une refonte de la feuille de route managériale et organisationnelle du groupe (AEF info).

      (Source : AEF info)


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  • Immobilier 2026 : la visibilité, condition sine qua non du nouveau cycle

    Le printemps 2022 restera comme le point de bascule d’un cycle immobilier inédit. Si l’onde de choc de la guerre en Ukraine a servi de catalyseur à une crise dont les fondamentaux étaient déjà fragilisés, ce cycle a d’abord pris la forme d’une rupture brutale. En l’espace de deux ans, le marché de la promotion immobilière a subi une véritable purge, marquée par une envolée des taux qui a mis à mal les capacités de financement et une chute quasi verticale des réservations de logements neufs.

    Pourtant, l’analyse des trajectoires de vente de ces derniers mois révèle un changement de nature dans cette crise. Nous ne sommes plus dans la chute libre de 2022, mais dans une phase d’érosion lente. Le marché semble chercher son point d’équilibre, un « plancher technique » situé autour de 50 000 réservations annuelles. Ce chiffre est essentiel : il représente le socle de résilience d’un secteur qui, malgré un contexte macroéconomique et géopolitique saturé d’incertitudes, continue de répondre à un besoin fondamental de logement.

    Aujourd’hui, le marché paraît comme anesthésié. Aux tensions renouvelées au Moyen-Orient s’ajoute une incertitude persistante sur l’évolution des taux : après une brève accalmie, la menace d’une nouvelle phase ascendante pèse sur la visibilité des opérations. Par ailleurs, si le dispositif Jeanbrun est opérationnel depuis quelques semaines, son impact ne se fait pas encore sentir dans les chiffres de vente du 1er trimestre 2026. Ce délai tient à la nécessaire appropriation de l’outil par les acteurs du secteur, mais aussi, sans doute, à de futurs ajustements techniques indispensables pour l’adapter aux réalités du terrain. À plus long terme, l’approche des échéances électorales de 2027 pourrait également accentuer l’attentisme des investisseurs.

    L’enjeu dépasse désormais le simple cadre fiscal. Pour une industrie qui s’inscrit structurellement dans le temps long, le véritable moteur du rebond ne sera pas une mesure isolée, mais le retour à une véritable lisibilité. Si le seuil des 50 000 ventes constitue un plancher pour la promotion classique, la filière est à la croisée des chemins : entre l’adaptation nécessaire aux coûts de construction élevés et l’émergence — encore lente dans les indicateurs — des métiers de la transformation de l’existant. Plus que jamais, la visibilité sera la clé pour transformer les contraintes actuelles en nouveaux modèles de production durables.