
Au 1er semestre de l’année 2026, un très léger regain des mises en vente et des ventes
Le 1er trimestre de l’année 2026 se tenait quasiment dans les mêmes volumes qu’au 1T2025 et qu’au 1T2024, avec 560 mises en vente et 610 ventes nettes. Un nombre faible de logements commercialisés par rapport aux trimestres avant 2024 (le 1er trimestre 2023 comptait 1 290 mises en vente et 670 ventes nettes). Le 2e trimestre 2026 affiche un léger regain en termes de mises en vente comptabilisant 1 060 logements commercialisés. Les ventes nettes restent dans la même dynamique avec 640 ventes enregistrées.
En revanche, les ventes en bloc actées sont faibles sur ce début d’année, en lien notamment avec une légère reprise des ventes détail mais aussi avec la limitation des volumes d’achats bloc par les principaux acquéreurs (pas de nouveau plan de soutien du logement). Ces volumes seront à observer sur la 2e partie de l’année.
Ainsi, dans son ensemble, le 1er semestre 2026 présente quelques signaux positifs, tout en présentant des volumes qui restent bas : 1 620 mises en ventes (+2% vs 1S2025, +8% vs 1S2024) et 1 250 ventes nettes (+12% vs 1S2025, – 10% vs 1S2024).
La ville de Toulouse a porté 75% des mises en vente de ce semestre. 40% des mises en vente de l’aire urbaine se situaient en secteur aménagé.
La fin du dispositif Pinel a vu fondre les ventes à investisseurs en volume et en part : seules 29% des ventes au détail étaient destinées à investisseurs en 2025 (contre 55% en 2024). Or sur le début de l’année 2026, le 1er semestre comptabilise un regain sur cette cible qui représente 40% des ventes nettes de la période. Le nombre de ventes reste faible mais progresse avec près de 500 ventes nettes à investisseurs (vs 340 au 2S025 et 270 au 1S2025). Le déploiement progressif des nouveaux dispositifs commence à faire effet : 52% de ces ventes à investisseurs étaient réalisées en libre (TVA 20%, sans dispositif), 37% en LLI investisseur, 9% en démembrement, 2% en Jeanbrun.
Sans pouvoir retrouver les volumes de ventes à investisseurs de l’époque Pinel, ces moteurs de commercialisation s’installent dans le paysage des commercialisations neuves. Par ailleurs, les volumes de ventes ne sauraient revenir au niveau des années précédentes, compte tenu également de la forte diminution de l’alimentation du marché en nouveaux logements ces trois dernières années.
En parallèle, les ventes à occupants, restent majoritaires. Toutefois, leur volume total baisse par rapport au 1S2025 (749 ventes nettes au 1S2026 vs 840 au 1S2025, mais 660 au 1S2024, 770 au 1S2023).
Parmi celles-ci, les ventes en accession aidée représentent 60% des ventes (53% au 1S2025, 46% au 1S2024). On observe ainsi que 39% des ventes à occupants ont été réalisées en libre (vs 47% au 1S2025), 21% en BRS (vs 11% au 1S2025), 18% en périmètre renouvellement urbain (vs 7% au 1S2025), 18% en PSLA (vs 29% au 1S2025), 3% en prix maitrisé (vs 5% au 1S2025) et 2% en accession sociale autre (vs 1% au 1S2025).
Tous les types de financement voient leur nombre de ventes baisser entre le 1S2025 et le 1S2026, hormis le BRS qui progresse en part et en volume, comptant 155 ventes au 1S2026 (vs 90 au 1S2025) et les ventes en périmètre de renouvellement urbain (TVA 5,5%) avec 135 ventes (vs 60 au 1S2025).
Les prix oscillent autour des 4 500 €/m² (collectif, libre, hors stationnement), atteignant 4 485 €/m² au 1S2026, vs 4 520 €/m² au 1S2025, 4 510 €/m² au 1S2024.
Concernant les résidences services, on dénombre 160 mises en vente (-49% vs 1S2025, – 68% vs 1S2024) et 120 ventes au détail (-53% vs 1S2025 mais + 103% vs 1S2024), essentiellement en étudiants (70 ventes) et seniors (40 ventes). Comptant les ventes en bloc, les ventes totales sont de 320 logements vendus (-50% vs 1S2025 mais + 441% vs 1S024).
Aussi, un coeur de crise se dessine en 2023, 2024 et 2025 avec la hausse brutale des taux d’intérêt et la fin du dispositif Pinel (fin 2024). L’année 2026 prend ainsi place dans un nouvel état de marché, dont les difficultés perdurent.
Toulouse connait une dynamique relativement positive sur ce premier semestre et concentre l’activité de l’aire urbaine
À Toulouse, sur le 1er semestre 2026, on dénombre 1 200 mises en vente, soit 29% de plus qu’au 1S2025 et 46% de plus par rapport au 1S2024. Les ventes sont également en augmentation avec 780 ventes, soit +36% vs 1S2025, mais -3% vs 1S2024. Ces volumes se rapprochent des chiffres connus aux 1ers semestres 2020-2023 en ce qui concerne les mises en vente (1 320 /semestre en moyenne sur les 4 années). Le niveau des ventes, même s’il est meilleur qu’au 1S2025 se rapproche davantage de ceux du 1S2023 (690 ventes) et du 1S2024 (810 ventes).
La ville-centre porte 75% des mises en vente de l’aire urbaine ce semestre (vs 58% au 1S2025, 46% au 1S2024) et 63% des ventes au détail (52% au 1S2025, 58% au 1S2024). La 1ère couronne porte 24% des ventes sur ce semestre et renoue ainsi avec une certaine activité, là où la 2e couronne avait témoigné de davantage d’activité ces derniers temps (19% des ventes de l’aire urbaine au 1S2024, 23% des ventes au 1S2025).
Les ventes à investisseurs progressent aussi sur la ville centre avec 320 ventes (vs 150 au 1S2025, 430 au 1S2024). Les ventes à occupants baissent légèrement avec 470 ventes au 1S2026 (430 au 1S2025).
Sous l’effet de cette meilleure alimentation, le stock de logements augmente légèrement par rapport au 1S2025, comptant 1 770 logements à l’offre, ne repassant pas la barre des 2 000 logements connue avant 2023 (1 580 logements à l’offre à fin 1S2025, 1 840 à fin 1S2024, 2 810 à fin 1S2023, 2 190 à fin 1S2022, 2 560 à fin 1S2021).
Sur la ville-centre, le prix moyen en collectif, libre, hors parking est de 4 839 €/m², en stabilité par rapport au 1S2025 et en légère hausse par rapport au 1S2024 (+3%).
Le SICOVAL reste sur un niveau bas, avec un léger regain des mises en ventes
Le SICOVAL connait des volumes très faibles depuis la 2e partie de l’année 2023. Ainsi, après avoir atteint 500 logements mis en vente sur l’année 2021 et 600 en 2022, on dénombrait 270 logements commercialisés en 2023, 90 en 2024 et 120 en 2025. Si le 1er semestre 2026 compte 100 mises en vente, le nombre de ventes atteint un nouveau point bas avec seulement 40 ventes enregistrées (80 au 1S2025, 90 au 1S2024).
Les ventes à investisseurs représentent 21% des ventes et les ventes en accession aidée la moitié de l’ensemble des ventes. Parmi ces dernières, on compte 8 ventes en BRS, 6 en PSLA, 4 en accession sociale sans dispositif.
Les prix en collectif, hors stationnement, en libre se valorisent à 3 853 €/m² (vs 4 050 €/m² au 1S2025, 4 110 €/m² au 1S2024).
Les dynamiques de marché s’avèrent toujours difficiles pour les grandes métropoles voisines
Pas de regain dans les dynamiques des deux métropoles voisines que sont la région bordelaise et la région de Montpellier. Pour ce qui concerne cette dernière (580 mises en vente, soit -36% vs 1S2025), la baisse des mises en vente par rapport au 1S2025 est notamment liée à la hausse des mises en vente connue au 1er semestre 2025 qui ne se confirme pas sur ce début d’année. Du côté bordelais, les volumes continuent de chuter avec 780 mises en vente au 1S2026 (-39% vs 1S2025 et -29% vs 1S2024).
Les ventes baissent également sur les deux métropoles pour atteindre 740 ventes nettes dans la région bordelaise (-12% vs 1S2025, +1% vs 1S2024) et 570 ventes nettes pour la région de Montpellier (-9% vs 1S2025, +1% vs 1S2024).
Les prix stagnent du côté de Bordeaux à 4 030 €/m² (coll, libre, hors stationnement) mais baissent encore du côté de Montpellier (4 074 €/m² pour la région de Montpellier, soit -6% vs 1S2025, -10% vs 1S2024).
Les crises que traversent les marchés du neuf depuis la fin 2022 (amorce du cycle baissier) avec des points bas historiques en 2023, 2024, 2025 (hausse des taux d’intérêt, fin du Pinel), continuent d’impacter l’année 2026. L’activité s’installe dans un nouveau contexte immobilier complexe et durable.
Michaël MERZ, Président