Category: FIL IMMO

  • Trois ans de crise, sans crash des valeurs : l’immobilier entre dans un monde sans volume

    Crise de l’immobilier, crise du logement : un diagnostic désormais partagé

    Depuis trois ans, le terme de crise s’est imposé pour qualifier la situation des marchés immobiliers. Crise de l’immobilier neuf, crise de la production, crise du financement, et de plus en plus, crise du logement tout court. À l’heure de dresser le bilan de l’année 2025, un constat mérite toutefois d’être formulé avec précision : il n’y a pas eu de crash des valeurs. Cela ne signifie ni absence de corrections, ni immobilisme des prix, mais absence de dévalorisation massive et généralisée des actifs résidentiels.

    Des ajustements réels, mais sans décrochage brutal

    Les ajustements ont bien eu lieu, en particulier dans l’ancien, et ils ne doivent pas être minimisés. Mais ils sont restés contenus, très loin des scénarios de décrochage brutal parfois évoqués. Le marché du logement n’a pas connu de choc comparable à ceux observés dans d’autres segments immobiliers, notamment sur certaines classes d’actifs tertiaires. La crise s’est exprimée autrement.

    Quand les prix résistent, les volumes s’effondrent

    Car si les prix ont globalement résisté — ou se sont ajustés de manière progressive —, les volumes, eux, se sont nettement contractés, en particulier dans le logement neuf. En 2025, les réservations de logements ordinaires par les particuliers en promotion immobilière s’établissent autour de 50 000 unités, en recul par rapport à 2024 et à des niveaux historiquement bas. Les ventes en bloc, d’un volume comparable, sont elles aussi orientées à la baisse. Le marché du neuf s’est donc ajusté principalement par la quantité, et non par la valeur.

    Ancien : un ajustement par les prix, un retour vers des volumes plus « normaux »

    Dans l’ancien, la dynamique est différente. Avec environ 930 000 transactions en 2025, les volumes progressent par rapport à 2024. Ils restent inférieurs aux niveaux exceptionnellement élevés de 2021-2022, mais se situent désormais dans un ordre de grandeur proche de la moyenne observée entre 2012 et 2019.
    Cette reprise relative s’explique en partie par l’ajustement des prix : depuis 2022, ceux-ci ont reculé de 4 à 5 % en moyenne à l’échelle nationale, avec des corrections localement plus marquées. Après cette phase de réajustement, les prix de l’ancien semblent aujourd’hui se stabiliser, tandis que ceux du neuf, après deux années de quasi-stagnation, amorcent une légère progression.

    Production : des indicateurs durablement dégradés

    Ce décalage entre neuf et ancien est révélateur du mode d’ajustement du marché immobilier français. L’ancien a absorbé la crise par les prix, le neuf par l’effondrement des volumes.
    Cette asymétrie se retrouve dans les indicateurs de production. En 2025, la France a enregistré environ 274 000 logements commencés, un niveau à peine supérieur à celui de 2024, mais historiquement très bas, comparable à ceux observés dans les années 1950. Les autorisations, avec 380 000 logements sur douze mois glissants, demeurent elles aussi parmi les plus faibles des vingt dernières années. Ces chiffres traduisent moins un simple creux conjoncturel qu’un changement durable de régime.

    Une nouvelle normalité qui s’installe dans le neuf

    L’année 2025 apparaît ainsi comme celle où le secteur a cessé d’attendre un retour rapide aux volumes d’avant 2022. La faiblesse de l’activité n’est plus perçue comme transitoire, mais comme une nouvelle normalité avec laquelle il faut composer, en particulier dans le logement neuf. Dans ce contexte, certains segments montrent une résilience relative. L’immobilier serviciel, notamment les résidences gérées, affiche des reculs de volumes bien plus modérés que le logement ordinaire.

    Transformation de l’existant : un potentiel encore peu visible dans les chiffres

    La transformation de l’existant, la réhabilitation lourde et les opérations de reconversion occupent également une place croissante dans les stratégies et les discours. Pourtant, leur traduction chiffrée reste à ce stade limitée. En 2025, les volumes de logements réhabilités, rénovés ou transformés par des opérateurs professionnels sont estimés entre 7 000 et 8 000 unités, un niveau globalement stable depuis 2018. L’intérêt est réel, les projets nombreux, mais la bascule vers ces modes de production alternatifs ne se lit pas encore dans les volumes de marché.

    Conclusion — Un marché contracté, des trajectoires différenciées

    Trois ans après le début de la crise, le diagnostic est donc nuancé. Le marché du logement ne s’est pas effondré, mais il s’est durablement contracté dans le neuf, sans crash des valeurs, avec une activité structurellement plus faible et une production durablement contrainte. Dans l’ancien, la situation apparaît plus ouverte. Le retour à des volumes proches de la moyenne des années 2010 interroge : s’agit-il d’un nouvel équilibre durable ou d’une phase de stabilisation encore fragile ? La question reste entière. Dès lors, l’enjeu n’est peut-être plus seulement de savoir quand les volumes d’hier reviendront, mais comment organiser, dans la durée, des marchés immobiliers différenciés, capables de répondre à la fois aux contraintes de production et aux besoins croissants de logement.

  • Actualités du 12 janvier 2026

    Lettre d’information sur le marché de l’immobilier

    Actualités du 12 janvier 2026

     

    Actualité des acteurs

    Promoteurs immobiliers

    • NEXITY : Pierre-Henry Pouchelon a été nommé Directeur Général Adjoint de Nexity. Le groupe a également publié le bilan semestriel de son contrat de liquidité au 31 décembre 2025. À Cholet, Nexity prévoit la construction de 27 appartements sur le site d’une ancienne pharmacie qui sera détruite. (LaBourseEtLaVie, Ideal Investisseur, Ouest-France)
    • ALTAREA : Altarea développe un projet de datacenter à Orgeval, sur l’ancien site Art de Vivre, porté par sa filiale Nation Data Center.  (WebDisclosure, DCmag, MSN)
    • BOUYGUES IMMOBILIER : À Vannes, la municipalité a cédé un terrain à Bouygues Immobilier pour 700 000 euros en vue d’un projet immobilier. À Nice-Est, un permis de construire a été signé pour une résidence intergénérationnelle de 700 logements. Le projet est contesté par des riverains à Dinard qui craignent que “ça va défigurer le centre historique”. (Actu.fr, Nice-Matin)
    • DEMATHIEU BARD IMMOBILIER : L’entreprise s’est associée à Aethica pour le développement d’Aeris 2, un actif immobilier qui vient d’être vendu. Le groupe participe également à un projet utilisant la méthodologie BIM à Bobigny pour un ouvrage inclusif. (cfnews immo, Les Cahiers Techniques du Bâtiment, Le Moniteur)
    • EIFFAGE IMMOBILIER : En Pologne, Eiffage Immobilier remporte la requalification d’un ancien site de dépôt de tramways qui sera transformé en logements. Le groupe participe également au projet IBEN, un complexe de 6 600 m² destiné à accueillir des start-up du secteur de la santé. (Groupe Eiffage, MySweetImmo, La Gazette du LABORATOIRE)
    • MARIGNAN IMMOBILIER : Des riverains de la rue du Vieux-Moulin à Larmor-Plage s’opposent à un projet immobilier développé par le groupe. (Ouest-France)
    • GROUPE PIERREVAL : Foncière Pierreval, filiale du groupe, a acquis un portefeuille de bureaux de 21 400 m² ainsi que sept immeubles de bureaux à Saint-Herblain. Ces acquisitions renforcent la présence du groupe dans le secteur tertiaire. (Business Immo, Le Journal des Entreprises)
    • ICADE : À Cholet, Icade Promotion participe à la reconversion de la friche de l’ancienne usine à gaz bâtie au XIXe siècle. L’ancienne caserne de Briançon sera réinventée en hôtel 4 étoiles avant les JOP 2030. (Ideal Investisseur, Ouest-France, Groupe Caisse des Dépôts)
    • VINCI IMMOBILIER : Le groupe participe à la construction d’un nouvel immeuble au Roy d’Espagne à Marseille qui comprendra un centre de tri, un parking et des bureaux. (Made in Marseille)

    Acteurs du logement social

    • ACTION LOGEMENT : Face à l’extrême tension locative, Action Logement a revalorisé sa garantie loyers impayés Visale, avec un effort particulier ciblé sur l’Île-de-France. Les barèmes ont été revus à la hausse pour faciliter l’accès au logement. Près de 350 000 garanties ont été accordées l’année dernière. (l’Opinion, Le journal du Grand Paris, Pleine vie)
    • CDC HABITAT : CDC Habitat a annoncé que le chauffage était rétabli dans les résidences Le Belvédère et Parc à Dijon après une panne durant la vague de froid. À Rezé, l’avenir du lotissement « fantôme » de Bel-Être est en question. Le groupe participe également à la création de 2terHabitat, nouvel acteur majeur de l’habitat social en Guyane. (Infos Dijon, Maville Nantes, Groupe Caisse des Dépôts)
    • HLM : Les nouveaux plafonds de ressources pour l’accès aux logements sociaux en 2026 ont été publiés. Les locataires dont les revenus dépassent un certain seuil se verront facturer un surloyer. Le Sénat travaille sur plusieurs amendements concernant la loi SRU, la RLS, les loyers et ventes HLM. (Droit-Finances, ADCF.org, Le Moniteur)

    Foncières et gestion d’actifs

    • BNP PARIBAS REAL ESTATE : BNP Paribas a créé un gestionnaire d’actifs européen en regroupant ses activités de gestion d’actifs sous une seule marque le 31 décembre. Csongor Csukas a été nommé président du property management chez BNP Paribas Real Estate. BNP Paribas REIM France accélère son développement avec le Plein Air Property Fund 1. (Boursier.com, Immoweek, ZoomInvest)
    • GECINA : Le groupe a publié le bilan de son contrat de liquidité au 31 décembre 2025, affichant un montant de 20 124 498 euros. Les analystes soulignent la qualité de son patrimoine de bureaux bien situés et maintiennent des signaux haussiers sur le titre. (Zonebourse, Investir – Les Echos, Boursorama)
    • KLÉPIERRE : Le groupe a finalisé l’acquisition d’un centre commercial à Bari en Italie. Klépierre a publié le bilan semestriel de son contrat de liquidité. Louis Bonelli a quitté la direction générale de Klépierre France. (Boursorama, Ideal Investisseur, LSA)

    Tendances du marché immobilier

    Logement résidentiel

    • Les plafonds de ressources pour l’accès au logement social ont été révisés en 2026, élargissant potentiellement le nombre de bénéficiaires. Les critères varient selon les zones géographiques et la composition du foyer. (Actu.fr, Modes et travaux)
    • Face à la crise du logement, le Sénat souhaite renforcer le pouvoir des collectivités dans l’attribution des logements sociaux avec un “droit d’attribution” renforcé. (Maire-Info)

    Immobilier commercial

    • Les foncières cotées présentent un bilan mitigé en 2025. Les perspectives pour 2026 restent contrastées selon les segments de marché, mais les valeurs comme Gecina et Klépierre montrent des signaux haussiers. (Challenges, Boursorama)
    • Les Français privilégient la proximité, l’accessibilité et les lieux de vie dans leurs habitudes de consommation, ce qui impacte directement la stratégie des centres commerciaux. (RiskAssur)

    Recyclage urbain et développement durable

    • Le marché du recyclage urbain peine à décoller malgré la motivation des acteurs. Xerfi cite Grand Paris Aménagement, Bouygues et Eiffage parmi les entreprises actives dans ce secteur. (Le Moniteur)
    • De nombreux projets de reconversion de friches industrielles sont en cours, comme l’ancienne usine à gaz de Cholet (Icade), l’ancien dépôt de tramways en Pologne (Eiffage) ou l’ancien site Art de Vivre à Orgeval (Altarea). (Ouest-France, Groupe Eiffage, DCmag)

    En direct des territoires

    Grands projets urbains

    • Nice-Est : Un permis de construire a été signé pour une résidence intergénérationnelle de 700 logements. Ce projet d’envergure marque une étape importante dans le développement urbain de la ville. (Nice-Matin)
    • La Roche-sur-Yon : Un nouveau projet immobilier est prévu sur une friche urbaine du quartier Sacré-Cœur, contribuant à la densification du centre-ville. (Ouest-France)
    • Cholet : La reconversion de la friche de l’ancienne usine à gaz bâtie au XIXe siècle a été validée. Vingt-sept logements sociaux seront construits sur le site d’une ancienne pharmacie. (Ouest-France)
    • Lens : L’ancien hôtel Caron bénéficie d’un projet de rénovation ambitieux qui s’inscrit dans la dynamique de renouveau urbain de la ville. (La Gazette France)
    • Marseille : Un nouvel immeuble multifonctionnel comprenant un centre de tri, un parking et des bureaux sort de terre au quartier du Roy d’Espagne. (Made in Marseille)

    Aménagement du territoire

    • Divonne-les-Bains : Un projet à 34 millions d’euros est en développement, renforçant l’attrait de cette station thermale. (L’Officiel du Thermalisme)
    • Auxerre : Une nouvelle résidence étudiante de 170 logements est programmée pour 2028, répondant aux besoins croissants en logements pour étudiants. (France Bleu)
    • Saint-Herblain : Foncière Pierreval a acquis sept immeubles de bureaux, consolidant l’offre tertiaire dans l’agglomération nantaise. (Le Journal des Entreprises)

    Problématiques locales

    • Le Mans : Des locataires d’une tour HLM se plaignent de coupures régulières de chauffage en pleine vague de froid. (France Bleu)
    • Talant/Dijon : CDC Habitat a résolu des problèmes de chauffage qui affectaient une centaine de logements, la ville ayant dû ouvrir un centre d’accueil temporaire. (France Bleu)
    • La Teste-de-Buch : Des locataires de l’écoquartier développé par le groupe Pichet signalent des problèmes persistants de chauffage. (Sud Ouest)
    • Larmor-Plage : Des riverains de la rue du Vieux-Moulin s’opposent à un projet immobilier de Marignan, illustrant les tensions récurrentes entre développement urbain et préservation du cadre de vie. (Ouest-France)

    Gouvernance et Nominations

    Promoteurs et foncières

    • Nexity : Pierre-Henry Pouchelon a été nommé Directeur Général Adjoint du groupe, renforçant l’équipe de direction dans un contexte de transformation de l’entreprise. (LaBourseEtLaVie)
    • BNP Paribas Real Estate : Csongor Csukas a été nommé président du property management, marquant un tournant stratégique pour la branche immobilière du groupe bancaire. (Immoweek)
    • Klépierre : Louis Bonelli a quitté la direction générale de Klépierre France. Sa nouvelle fonction n’a pas encore été communiquée. (LSA)

    Évolution de la gouvernance

    • BNP Paribas : Le groupe a regroupé ses activités de gestion d’actifs sous une seule marque le 31 décembre 2025, créant un gestionnaire d’actifs européen de premier plan à portée mondiale. (Profession CGP, Boursier.com)
    • CDC Habitat : Participation à la création de 2terHabitat, nouvel acteur majeur de l’habitat social en Guyane, illustrant la stratégie de développement territorial du groupe. (Groupe Caisse des Dépôts)

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  • Actualités du 05 janvier 2026

    Lettre d’information sur le marché de l’immobilier

    Actualités du 05 janvier 2026

    Actualité des acteurs

    Promoteurs immobiliers

    • NEXITY : Le promoteur participe au projet de réhabilitation de l’ancien cinéma de Cergy dans le Val-d’Oise. Nexity poursuit sa stratégie de diversification dans un contexte immobilier incertain. (Source : Boursorama, Les Echos)
    • BOUYGUES IMMOBILIER : La société a présenté un nouveau projet immobilier sur un terrain évalué à 700 000 euros. L’entreprise développe également une résidence à Niort destinée aux étudiants et jeunes actifs, avec des studios à partir de 99 000 € pour 19 m². Un changement de gouvernance est annoncé avec la cessation du mandat de Pascal Grangé. (Source : PressReader, Ouest-France, Zonebourse)
    • VINCI IMMOBILIER : Le groupe a lancé à Marseille la construction d’un nouveau siège pour la MSA et un centre de logistique urbaine. Diego Harari, Directeur général adjoint, a accordé une interview sur les engagements environnementaux du promoteur. La société poursuit sa stratégie de projets mixtes combinant bureaux et logistique. (Source : Petites Affiches des Alpes Maritimes, JLE)
    • DEMATHIEU BARD IMMOBILIER : Le promoteur est impliqué dans le projet du “siècle” à Riquewihr. L’entreprise participe également au développement de la ZAC Concorde à Lille avec des logements passifs. Thierry Ledrich, dirigeant du groupe, a été élu à l’unanimité président de la FRTP Grand Est. (Source : DNA, Le Moniteur, L’Union)
    • KLEPIERRE : La foncière a finalisé l’acquisition d’un centre commercial dans les Pouilles en Italie, renforçant sa présence sur le marché transalpin. Le titre a enregistré une légère progression de 0,53% en bourse. L’action reste en phase de reprise avec un mouvement haussier selon les analystes. (Source : Zonebourse, Boursier.com, Boursorama)
    • ICADE : Le titre Icade a connu une journée profitable à la Bourse de Paris avec une progression de 0,93%. Cependant, le groupe avait précédemment enregistré une baisse de 2,27% lors d’une séance précédente. Les analystes décrivent Icade comme “une valeur immobilière en transition stratégique” scrutée par le marché. (Source : Boursier.com, ad-hoc-news.de)
    • GECINA : La société a misé sur des espaces hybrides pour doper l’attractivité de son complexe Citylights à Boulogne-Billancourt. Les analystes conseillent de conserver les turbo calls Best sur Gecina, dont la stratégie repose sur des hausses de loyers. Le groupe poursuit sa transformation de bureaux traditionnels vers des espaces de travail flexibles. (Source : Les Echos, Investir – Les Echos)
    • PROCIVIS : Procivis Ouest Immobilier a obtenu un feu vert pour son programme à Pornic. Procivis Provence a franchi le cap des 300 logements en développement, marquant une étape importante pour l’entreprise régionale. Le groupe continue son développement dans plusieurs régions françaises malgré un contexte de marché tendu. (Source : Ouest-France, Mesinfos.fr)

    Bailleurs sociaux et institutionnels

    • CDC HABITAT : Les deux filiales de CDC Habitat social en Guyane, la Simko et la Siguy, préparent leur fusion. Une nouvelle chaudière biomasse géante va être construite à Hombourg-Haut pour les logements du groupe. (Source : AEF info, Le Républicain Lorrain, Nice-Matin)
    • ACTION LOGEMENT : Une étude révèle que 31% des Girondins ont déjà renoncé à un emploi en raison de difficultés liées au logement. Le groupe a mis en place des dispositifs d’aide au logement pour les travailleurs saisonniers agricoles. Les actions du groupe visent à renforcer le lien entre emploi et logement dans les territoires sous tension. (Source : Sud Ouest, Maville Nantes)

    Tendances du marché immobilier

    Perspectives sectorielles

    L’année 2026 démarre avec de nombreuses incertitudes pour le secteur de l’immobilier et du bâtiment. Les professionnels anticipent une année “pleine d’incertitudes” selon Les Echos, illustrant les défis persistants après plusieurs années de crise. Le marché continue de faire face à des obstacles structurels qui nécessitent des mesures adaptées. (Source : Les Echos)

    Logement social

    Les plafonds de ressources pour bénéficier d’un logement HLM en 2026 ont été publiés. Selon la Caisse des Dépôts, la demande de logement social en France est toujours en hausse, accentuant les tensions dans ce secteur. Ces nouvelles dispositions interviennent dans un contexte où les difficultés d’accès au logement social restent prégnantes. (Source : Le Particulier – Le Figaro, Bati Depot)

    Immobilier résidentiel

    Les promoteurs historiquement tournés vers les investisseurs, comme Edouard Denis, “changent leur fusil d’épaule” pour s’adapter aux nouvelles réalités du marché. À Niort, une future résidence destinée aux étudiants et jeunes actifs propose des studios à partir de 99 000 € pour 19 m², illustrant les défis de l’accessibilité au logement. Le marché immobilier résidentiel continue sa transformation pour répondre aux nouveaux besoins des acquéreurs. (Source : Le Moniteur, Ouest-France)

    En direct des territoires

    Projets urbains

    À Lille, le promoteur Demathieu Bard développe des logements passifs dans la ZAC Concorde, participant à la transformation écologique du quartier. À Riquewihr, ce que DNA qualifie de “projet du siècle” est en cours de développement avec l’entreprise Demathieu Bard. À Cergy, le projet de réhabilitation de l’ancien cinéma se précise avec l’implication de Nexity. (Source : Le Moniteur, DNA, Les Echos)

    Développement territorial

    En Guyane, la fusion annoncée des Sidom va réorganiser le paysage du logement social avec le rapprochement des deux filiales de CDC Habitat, la Simko et la Siguy. À Hombourg-Haut, une nouvelle chaudière biomasse géante sera bientôt construite, illustrant les efforts de transition énergétique dans les territoires. La ville de Marseille accueille un nouveau siège de la MSA et un centre de logistique urbaine développé par VINCI Immobilier. (Source : AEF info, Le Républicain Lorrain, Petites Affiches des Alpes Maritimes)

     

    Gouvernance et Nominations

    Nominations stratégiques

    Thierry Ledrich, dirigeant de Demathieu Bard, a été élu à l’unanimité nouveau président de la FRTP Grand Est. Diego Harari, Directeur général adjoint de VINCI IMMOBILIER, a accordé une interview détaillant la stratégie environnementale du promoteur. Chez Bouygues, un communiqué de presse a annoncé la cessation du mandat de Pascal Grangé, signalant une réorganisation de la gouvernance. (Source : L’Union, JLE, Zonebourse)

    Évolutions de gouvernance

    BNP Paribas Real Estate connaît des mouvements dans son équipe dirigeante, dans le cadre d’un “mercato 2025 tout aussi animé que les précédents” selon Business Immo. Des changements dans la gouvernance d’Icade confirment sa position de “valeur immobilière en transition stratégique”. Les évolutions managériales témoignent de l’adaptation des entreprises du secteur aux nouveaux défis du marché. (Source : Business Immo, ad-hoc-news.de)

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  • Actualités du 31 décembre 2025

    Lettre d’information sur le marché de l’immobilier

    Actualités du 31 décembre 2025

    Actualité des acteurs

    Promoteurs immobiliers

    • NEXITY : Lancement de deux projets de logements sociaux au Mans dans les quartiers Saint-Georges et Prémartine, prévus pour début 2026. Un nouveau programme immobilier a également été annoncé à Lannion avec 70 logements sur l’ancienne caserne des pompiers. L’entreprise développe par ailleurs des maisons neuves à Andilly. (sources : Le Trégor, Ouest-France, Le Soir)
    • ALTAREA : Le groupe poursuit son développement avec le lancement d’un data center nouvelle génération conçu par Silvio d’Ascia Architecture et Egis. Une reconversion est également en préparation sur le site de l’ancien centre commercial Art de Vivre. Altarea Commerce a par ailleurs annoncé des évolutions dans son centre commercial des Yvelines. (sources : PressReader, Actu.fr)
    • VINCI IMMOBILIER : Développement d’un quartier d’affaires aux portes de l’aéroport de Marignane avec une livraison prévue au 3e trimestre 2026. Le groupe a également été impliqué dans le projet “Cœur de ville” à Genlis. À noter aussi l’ouverture d’un nouveau siège pour la MSA Provence Azur prévue pour 2028. (sources : Le Moniteur, Le Bien Public, Le Journal des Entreprises)
    • BOUYGUES IMMOBILIER : Lancement d’un projet immobilier à 12,9 millions d’euros comprenant des logements, des bureaux et une résidence pour jeunes actifs. Le groupe est également impliqué dans la construction d’une résidence sociale aux portes de Montpellier, “Les Roches Rouges”. À Bordeaux, un premier immeuble s’élève dans l’une des dernières dents creuses des Chartrons. (sources : Ouest-France, Actu.fr, Sud Ouest)
    • ICADE : Signature d’une promesse de vente de 402 millions d’euros, permettant au groupe d’optimiser l’allocation de son capital. Le groupement Icade-Apsys a été retenu pour le projet des Clausonnes à Sophia Antipolis. Icade a également inauguré avec l’Efrei un nouveau site de l’école à Villejuif. (sources : Boursier.com, Mesinfos, Mesinfos.fr)
    • BASSAC : Le groupe a fait une entrée remarquée dans l’après-vente automobile avec l’acquisition de Feu Vert. Cette diversification stratégique pour le promoteur immobilier marque une évolution significative de ses activités. (sources : Le Figaro, Les Echos, L’Argus)
    • EIFFAGE IMMOBILIER : Transformation d’un immeuble de bureaux en 75 logements à Jouy-en-Josas, s’inscrivant dans la tendance de reconversion de bureaux en logements pour répondre à la crise immobilière. Ce projet illustre la diversification croissante des activités du groupe. (source : Groupe Eiffage, Paris Normandie)
    • DEMATHIEU BARD : L’entreprise est titulaire d’un important chantier de rénovation d’un viaduc centenaire à Aix-en-Provence, avec l’utilisation de béton armé. Le groupe a également réalisé un investissement de 100 millions d’euros dans le secteur de la santé mentale. (sources : Le Moniteur, Le Journal du Palais)
    • EMERIGE : François Bertrand, dirigeant d’Emerige Résidentiel, a souligné l’engagement du groupe à “défendre le plaisir d’habiter” dans une interview, mettant en avant la vision qualitative du promoteur pour ses programmes de logements. (source : Immoweek)
    • GROUPE LAUNAY : Le groupe poursuit son développement et reste actif dans le secteur de la promotion immobilière, avec une présence remarquée principalement dans l’ouest de la France. (source : Dinan Maville)
    • GROUPE PIERREVAL : Implication dans un projet de développement urbain à Chancelade où le conseil municipal a validé un budget de 155 693,71 € lié à ce projet. (source : Sud Ouest)

    Bailleurs sociaux et institutionnels

    • ACTION LOGEMENT : Une délégation d’Action Logement Immobilier s’est rendue à La Réunion pour renforcer son action dans les DOM, avec une visite de logements témoins au Port. Le groupe continue de proposer des aides pour l’accession à la propriété, pouvant financer jusqu’à 30 000 euros pour certains ménages. (sources : Zinfos974, Imaz Press Réunion, Edito Seloger)
    • CDC HABITAT : Le groupe a signé une convention avec la ville de Talant concernant des actions pour 2026 en contrepartie d’un abattement de taxe foncière. À Bordeaux, CDC Habitat est impliqué dans le développement d’une résidence collaborative privilégiant “un mode de vie, pas seulement des appartements”. (sources : Le Bien Public, Sud Ouest)
    • HLM : Publication des nouveaux plafonds de ressources pour accéder à un logement social en 2026, avec des ajustements selon les zones géographiques. Selon l’Insee, ces évolutions concerneront potentiellement de nombreux ménages français. Quatorze organismes HLM des Pays de la Loire se sont fait agréer OFS (Organisme de Foncier Solidaire) pour développer de nouveaux programmes. (sources : Ouest-France, RMC-BFM, Econostrum.info, AEF info)
    • USH (Union Sociale pour l’Habitat) : La CNIL a lancé une consultation dédiée au secteur HLM concernant la protection des informations et des données personnelles. L’USH a également annoncé sa participation au salon et congrès des maires 2025, dernier grand rendez-vous avant les élections municipales. (sources : USH)

    Tendances du marché immobilier

    Marché résidentiel

    Les organismes HLM connaissent une évolution importante avec la publication des nouveaux plafonds de ressources pour 2026. Pour un ménage d’une personne, le plafond s’établit désormais à 26 920 € selon les données publiées. (source : MoneyVox)

    Le secteur de la construction résidentielle montre des signes d’amélioration après trois années difficiles. Selon Les Echos Etudes, “un rebond s’est bien amorcé” pour le bâtiment, avec des perspectives de “timide rebond en 2026” après une “troisième année dans le rouge”. (source : Les Echos Etudes)

    La transformation de bureaux en logements s’impose comme une solution face à la crise immobilière. À Jouy-en-Josas, Eiffage Immobilier transforme un immeuble de bureaux en 75 logements, illustrant cette tendance qui se généralise dans les zones tendues. (source : Groupe Eiffage)

    Immobilier commercial

    Le marché de l’immobilier de commerce a connu une année 2025 en mode “montagnes russes” selon l’analyse de BNP Paribas Real Estate. Malgré cette volatilité, certaines transactions significatives ont été réalisées. (source : Business Immo)

    L’immobilier logistique français termine l’année 2025 sur un bilan en demi-teinte, comme le révèle une étude de BNP Paribas Real Estate. Malgré un contexte économique complexe, le secteur maintient une certaine résilience. (source : Business Immo)

    Immobilier de bureaux

    Le marché des bureaux a enregistré plusieurs transactions majeures dépassant les 300 millions d’euros en 2025, malgré un contexte général qualifié de “casse” par les analystes. Des deals significatifs ont été conclus notamment sur le 76-78 avenue de France (75013). (source : Business Immo)

    Face à la pénurie foncière, le secteur hôtelier s’adapte en recyclant des bâtiments urbains existants. Cette tendance est particulièrement observable dans les grandes métropoles où BNP Paribas Real Estate note une accélération des projets de reconversion. (source : Hospitality ON)

    En direct des territoires

    Grands projets urbains

    À Valbonne, le groupement Icade-Apsys a été retenu pour le projet des Clausonnes à Sophia Antipolis, un développement majeur pour ce territoire à fort potentiel technologique et économique. (source : Mesinfos)

    À Marignane, un quartier d’affaires se dessine aux portes de l’aéroport, avec une livraison prévue pour le 3e trimestre 2026. Ce projet porté par Vinci Immobilier vise à renforcer l’attractivité économique de la zone aéroportuaire. (source : Le Moniteur)

    À Villejuif, Icade et l’Efrei ont inauguré le nouveau site de l’école, contribuant au développement du pôle éducatif et technologique de la ville, en cohérence avec l’évolution du Grand Paris. (source : Mesinfos.fr)

    Aménagement du territoire

    À Rennes, un projet immobilier de 123 logements dans le centre-ville fait l’objet de contestations de la part des riverains, illustrant les tensions entre densification urbaine et préservation du cadre de vie. (source : Ouest-France)

    À Bordeaux, dans le quartier des Chartrons, un nouvel immeuble se construit dans “l’une des dernières dents creuses” de ce secteur historique, témoignant de la stratégie de densification du centre-ville. (source : Sud Ouest)

    Développement durable

    À Sophia Antipolis, Aestiam a cédé un immeuble de bureaux pour créer des logements étudiants, illustrant la tendance à la reconversion immobilière pour répondre aux besoins en logements. (source : Mesinfos)

    À Paris, la Tour Mirabeau dans le 15e arrondissement opte pour une “verticalité vertueuse”, alliant densité urbaine et performance environnementale dans sa rénovation. (source : Business Immo)

    Gouvernance et Nominations

    Bailleurs sociaux

    Seqens Solidarités, entité du groupe Action Logement, accueille un nouveau directeur général. Ce changement de gouvernance marque une évolution stratégique pour cette structure dédiée au logement des plus fragiles. (source : Les Cahiers Techniques du bâtiment)

    Promoteurs immobiliers

    François Bertrand, à la tête d’Emerige Résidentiel, réaffirme la vision stratégique du groupe en matière de qualité résidentielle, avec une approche centrée sur “le plaisir d’habiter”. (source : Immoweek)

    Philippe Petiot, directeur de Procivis Nouvelle Aquitaine, a annoncé un “objectif de 200 maisons en location d’ici deux ans”, témoignant d’une stratégie ambitieuse de développement dans la région. (source : Le Moniteur)

    Diversification et acquisitions

    Le groupe Bassac opère une diversification stratégique majeure avec l’acquisition de l’enseigne automobile Feu Vert, marquant l’entrée du promoteur immobilier dans un nouveau secteur d’activité. (sources : Le Figaro, L’Argus)

    Face à l’évolution du marché immobilier, le groupe Eiffage renforce sa diversification, une stratégie qui a contribué à son entrée au CAC 40, symbole d’un secteur BTP en mutation constante. (source : TradingView)

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  • Marché résidentiel : l’attentisme s’installe, la contraction se confirme

    Le climat d’incertitude évoqué en septembre continue de peser sur les marchés immobiliers. À ce jour, aucun signal tangible ne permet d’anticiper une inflexion. Le marché reste sans visibilité au-delà de quelques semaines, dans l’attente de décisions structurantes : évolution des taux, statut du bailleur privé, politique du logement… autant de leviers bloqués qui freinent les dynamiques.

    Les chiffres du troisième trimestre confirment cette inertie. À l’échelle nationale, les réservations de logements neufs reculent de -11 % sur neuf mois, et de -16 % sur le seul T3. L’offre disponible tombe à 84 000 logements, soit 19 mois d’écoulement au rythme observé sur les douze derniers mois.

    L’investissement locatif reste fortement pénalisé, avec une baisse proche de -50 % à date. Les ventes aux propriétaires occupants progressent légèrement (+5 %), avec des volumes relativement stables entre accession aidée (TVA réduite) et accession libre (TVA pleine). Les prix, quant à eux, demeurent stables depuis le début d’année, autour de 5 500 €/m² en moyenne nationale (parking inclus, en collectif libre).

    Au-delà du segment de la promotion, la situation reste préoccupante sur l’ensemble de la construction neuve. La production continue de se contracter : de 460 000 autorisations annuelles en moyenne entre 2000 et 2019, nous sommes passés à 405 000 sur la période 2020–2025, et à seulement 360 000 sur les douze derniers mois (à fin juillet 2025).

    Cette baisse n’est pas homogène. Moins de dix départements concentrent à eux seuls les deux tiers du recul des autorisations entre la décennie 2010 et la période actuelle. Il s’agit des territoires qui accueillent les principales agglomérations françaises : les départements de la Gironde (Bordeaux), de la Haute-Garonne (Toulouse), du Rhône (Lyon), de la Loire-Atlantique (Nantes), ceux de l’arc méditerranéen, ainsi que plusieurs départements franciliens. Ces zones, historiquement moteurs de la croissance économique et démographique, sont aujourd’hui les plus pénalisées par la contraction de l’offre neuve.

    Ce déséquilibre territorial s’inscrit dans une dynamique plus large : celle d’un modèle de concentration économique et démographique qui atteint ses limites. Les dynamiques récentes, souvent menées sans planification suffisante, ont engendré une tension foncière durable, une hausse des valeurs immobilières, et un rejet croissant de la construction neuve dans les grandes agglomérations (effet NIMBY).

    À ce stade, aucun indicateur ne laisse entrevoir un retournement à court terme. Le marché résidentiel reste marqué par une double tension : un attentisme généralisé sur les plans réglementaire et financier, et une contraction structurelle de l’offre concentrée sur les zones les plus dynamiques. La réorientation territoriale amorcée par les politiques de réindustrialisation pourrait ouvrir des perspectives, mais son impact reste encore marginal sur les équilibres immobiliers.

    Le climat d’incertitude évoqué en septembre continue de peser sur les marchés immobiliers. À ce jour, aucun signal tangible ne permet d’anticiper une inflexion. Le marché reste sans visibilité au-delà de quelques semaines, dans l’attente de décisions structurantes : évolution des taux, statut du bailleur privé, politique du logement… autant de leviers bloqués qui freinent les dynamiques.

    Les chiffres du troisième trimestre confirment cette inertie. À l’échelle nationale, les réservations de logements neufs reculent de -11 % sur neuf mois, et de -16 % sur le seul T3. L’offre disponible tombe à 84 000 logements, soit 19 mois d’écoulement au rythme observé sur les douze derniers mois.

    L’investissement locatif reste fortement pénalisé, avec une baisse proche de -50 % à date. Les ventes aux propriétaires occupants progressent légèrement (+5 %), avec des volumes relativement stables entre accession aidée (TVA réduite) et accession libre (TVA pleine). Les prix, quant à eux, demeurent stables depuis le début d’année, autour de 5 500 €/m² en moyenne nationale (parking inclus, en collectif libre).

    Au-delà du segment de la promotion, la situation reste préoccupante sur l’ensemble de la construction neuve. La production continue de se contracter : de 460 000 autorisations annuelles en moyenne entre 2000 et 2019, nous sommes passés à 405 000 sur la période 2020–2025, et à seulement 360 000 sur les douze derniers mois (à fin juillet 2025).

    Cette baisse n’est pas homogène. Moins de dix départements concentrent à eux seuls les deux tiers du recul des autorisations entre la décennie 2010 et la période actuelle. Il s’agit des territoires qui accueillent les principales agglomérations françaises : les départements de la Gironde (Bordeaux), de la Haute-Garonne (Toulouse), du Rhône (Lyon), de la Loire-Atlantique (Nantes), ceux de l’arc méditerranéen, ainsi que plusieurs départements franciliens. Ces zones, historiquement moteurs de la croissance économique et démographique, sont aujourd’hui les plus pénalisées par la contraction de l’offre neuve.

    Ce déséquilibre territorial s’inscrit dans une dynamique plus large : celle d’un modèle de concentration économique et démographique qui atteint ses limites. Les dynamiques récentes, souvent menées sans planification suffisante, ont engendré une tension foncière durable, une hausse des valeurs immobilières, et un rejet croissant de la construction neuve dans les grandes agglomérations (effet NIMBY).

    À ce stade, aucun indicateur ne laisse entrevoir un retournement à court terme. Le marché résidentiel reste marqué par une double tension : un attentisme généralisé sur les plans réglementaire et financier, et une contraction structurelle de l’offre concentrée sur les zones les plus dynamiques. La réorientation territoriale amorcée par les politiques de réindustrialisation pourrait ouvrir des perspectives, mais son impact reste encore marginal sur les équilibres immobiliers.

    Le climat d’incertitude évoqué en septembre continue de peser sur les marchés immobiliers. À ce jour, aucun signal tangible ne permet d’anticiper une inflexion. Le marché reste sans visibilité au-delà de quelques semaines, dans l’attente de décisions structurantes : évolution des taux, statut du bailleur privé, politique du logement… autant de leviers bloqués qui freinent les dynamiques.

    Les chiffres du troisième trimestre confirment cette inertie. À l’échelle nationale, les réservations de logements neufs reculent de -11 % sur neuf mois, et de -16 % sur le seul T3. L’offre disponible tombe à 84 000 logements, soit 19 mois d’écoulement au rythme observé sur les douze derniers mois.

    L’investissement locatif reste fortement pénalisé, avec une baisse proche de -50 % à date. Les ventes aux propriétaires occupants progressent légèrement (+5 %), avec des volumes relativement stables entre accession aidée (TVA réduite) et accession libre (TVA pleine). Les prix, quant à eux, demeurent stables depuis le début d’année, autour de 5 500 €/m² en moyenne nationale (parking inclus, en collectif libre).

    Au-delà du segment de la promotion, la situation reste préoccupante sur l’ensemble de la construction neuve. La production continue de se contracter : de 460 000 autorisations annuelles en moyenne entre 2000 et 2019, nous sommes passés à 405 000 sur la période 2020–2025, et à seulement 360 000 sur les douze derniers mois (à fin juillet 2025).

    Cette baisse n’est pas homogène. Moins de dix départements concentrent à eux seuls les deux tiers du recul des autorisations entre la décennie 2010 et la période actuelle. Il s’agit des territoires qui accueillent les principales agglomérations françaises : les départements de la Gironde (Bordeaux), de la Haute-Garonne (Toulouse), du Rhône (Lyon), de la Loire-Atlantique (Nantes), ceux de l’arc méditerranéen, ainsi que plusieurs départements franciliens. Ces zones, historiquement moteurs de la croissance économique et démographique, sont aujourd’hui les plus pénalisées par la contraction de l’offre neuve.

    Ce déséquilibre territorial s’inscrit dans une dynamique plus large : celle d’un modèle de concentration économique et démographique qui atteint ses limites. Les dynamiques récentes, souvent menées sans planification suffisante, ont engendré une tension foncière durable, une hausse des valeurs immobilières, et un rejet croissant de la construction neuve dans les grandes agglomérations (effet NIMBY).

    À ce stade, aucun indicateur ne laisse entrevoir un retournement à court terme. Le marché résidentiel reste marqué par une double tension : un attentisme généralisé sur les plans réglementaire et financier, et une contraction structurelle de l’offre concentrée sur les zones les plus dynamiques. La réorientation territoriale amorcée par les politiques de réindustrialisation pourrait ouvrir des perspectives, mais son impact reste encore marginal sur les équilibres immobiliers.

    Le climat d’incertitude évoqué en septembre continue de peser sur les marchés immobiliers. À ce jour, aucun signal tangible ne permet d’anticiper une inflexion. Le marché reste sans visibilité au-delà de quelques semaines, dans l’attente de décisions structurantes : évolution des taux, statut du bailleur privé, politique du logement… autant de leviers bloqués qui freinent les dynamiques.

    Les chiffres du troisième trimestre confirment cette inertie. À l’échelle nationale, les réservations de logements neufs reculent de -11 % sur neuf mois, et de -16 % sur le seul T3. L’offre disponible tombe à 84 000 logements, soit 19 mois d’écoulement au rythme observé sur les douze derniers mois.

    L’investissement locatif reste fortement pénalisé, avec une baisse proche de -50 % à date. Les ventes aux propriétaires occupants progressent légèrement (+5 %), avec des volumes relativement stables entre accession aidée (TVA réduite) et accession libre (TVA pleine). Les prix, quant à eux, demeurent stables depuis le début d’année, autour de 5 500 €/m² en moyenne nationale (parking inclus, en collectif libre).

    Au-delà du segment de la promotion, la situation reste préoccupante sur l’ensemble de la construction neuve. La production continue de se contracter : de 460 000 autorisations annuelles en moyenne entre 2000 et 2019, nous sommes passés à 405 000 sur la période 2020–2025, et à seulement 360 000 sur les douze derniers mois (à fin juillet 2025).

    Cette baisse n’est pas homogène. Moins de dix départements concentrent à eux seuls les deux tiers du recul des autorisations entre la décennie 2010 et la période actuelle. Il s’agit des territoires qui accueillent les principales agglomérations françaises : les départements de la Gironde (Bordeaux), de la Haute-Garonne (Toulouse), du Rhône (Lyon), de la Loire-Atlantique (Nantes), ceux de l’arc méditerranéen, ainsi que plusieurs départements franciliens. Ces zones, historiquement moteurs de la croissance économique et démographique, sont aujourd’hui les plus pénalisées par la contraction de l’offre neuve.

    Ce déséquilibre territorial s’inscrit dans une dynamique plus large : celle d’un modèle de concentration économique et démographique qui atteint ses limites. Les dynamiques récentes, souvent menées sans planification suffisante, ont engendré une tension foncière durable, une hausse des valeurs immobilières, et un rejet croissant de la construction neuve dans les grandes agglomérations (effet NIMBY).

    À ce stade, aucun indicateur ne laisse entrevoir un retournement à court terme. Le marché résidentiel reste marqué par une double tension : un attentisme généralisé sur les plans réglementaire et financier, et une contraction structurelle de l’offre concentrée sur les zones les plus dynamiques. La réorientation territoriale amorcée par les politiques de réindustrialisation pourrait ouvrir des perspectives, mais son impact reste encore marginal sur les équilibres immobiliers.

  • L’immobilier résidentiel face à la loi de la gravité

    La rentrée 2025 s’inscrit, une fois de plus, dans un climat d’incertitudes politiques et économiques qui pèse sur les marchés immobiliers. L’analyse des données de fin août révèle que le marché du neuf est bloqué sur ses plus bas niveaux depuis plusieurs mois. Les acteurs du secteur retiennent leur souffle, en l’absence de tout signe de reprise.
    Si le volume national des réservations aux particuliers reste en retrait à fin août 2025 (-10% sur les huit premiers mois de l’année), cette moyenne cache une réalité plus nuancée. Après une période de forte contraction, la plupart des grandes métropoles semblent avoir amorcé une stabilisation, voire une légère accalmie dans leur recul. Paris et sa région (-2%), Montpellier (+1%) et Lille (+4%) ont ainsi mis fin à leur spirale descendante. Mieux, les agglomérations lyonnaise, nantaise et rennaise enregistrent même un léger sursaut. Cet atterrissage fragile ne doit rien au segment de l’investissement locatif, qui s’écroule de -44% depuis le début de l’année. Il témoigne d’un timide regain d’activité du côté des propriétaires occupants (+4%).
    Ces niveaux de transaction pourraient s’inscrire durablement comme la nouvelle normalité du marché du logement, au regard de la conjoncture et des contraintes structurelles.

    Une offre qui se contracte, un risque de pénurie qui se précise
    La mise en production de nouveaux programmes décélère moins fortement (-6%), même si les volumes restent historiquement bas. Conséquence directe, l’offre commerciale poursuit sa contraction (-15% vs. fin août 2024), atteignant son niveau le plus bas depuis des décennies. Si le risque d’une suroffre s’amenuise, celui d’une pénurie de logements neufs se profile avec force, rendant cruciale la relance de la production dans les mois à venir.

    Une inflation des prix qui résiste à la crise des volumes
    En parallèle, le marché du neuf continue d’afficher une forte dissonance. Alors que la proportion des ventes aidées est en hausse sensible depuis plusieurs mois, notamment en BRS, les prix en logement libre ne marquent pas d’inflexion à la baisse. À l’échelle nationale, les prix moyens dépassent les 5 500 €/m² (parking compris) depuis le début de l’année, soit une hausse de +2,5% sur un an. Ce maintien des prix, en dépit d’une demande atone, confirme la résistance des valeurs foncières et des coûts de construction.

    Les marqueurs d’une adaptation forcée
    Au-delà du logement collectif, d’autres segments confirment la tendance de fond d’un marché qui se réajuste. Les ventes en bloc, après trois années de forte activité, enregistrent un fort ralentissement au premier semestre 2025 (-22%).
    Plus spécifiquement, la construction de maisons individuelles, en recul sensible, nous livre un indicateur particulièrement révélateur : la surface moyenne des maisons autorisées s’établit à 115 m². C’est un plancher historique depuis 25 ans. Pour mémoire, cette surface était en moyenne de 126 m² dans les années 2000 et de 121 m² dans les années 2010. Elle témoigne d’une adaptation forcée des projets face aux contraintes foncières et financières croissantes des ménages.

  • Logement neuf : contraint par l’effondrement des investisseurs, l’activité recule encore sur le premier semestre 2025 

    Le premier semestre 2025 confirme une dynamique préoccupante pour l’immobilier neuf. Avec moins de 26 000 logements commercialisés aux particuliers, l’activité recule de -11% sur six mois. Cette tendance s’est même accentuée au second trimestre, affichant une baisse de -15%, après un premier trimestre déjà en repli de -6%. En d’autres termes, le marché national a enregistré 3 000 réservations de moins qu’à juin 2024, et un écart saisissant de 27 600 unités par rapport à juin 2022.

    Le rôle crucial des investisseurs (et leur absence)

    Sans surprise, les investisseurs sont le maillon faible de cette chaîne depuis le début de l’année. Moins de 5 000 logements ont été réservés sur ce segment au premier semestre, soit deux fois moins que sur la même période en 2024. Pour mémoire, ils représentaient plus de 28 000 réservations au premier semestre 2021, illustrant l’ampleur du désengagement.

    La lueur d’espoir des occupants

    À l’inverse, la situation est plus nuancée pour les réservations d’occupants, qui affichent une progression de +8% sur le début d’année. Ce segment représente désormais plus de 4 réservations sur 5, devenant le moteur principal du marché. Cette légère embellie peut être attribuée aux nouvelles règles du PTZ entrées en vigueur ce printemps, bien que la dynamique soit potentiellement freinée par l’inversion de la courbe des taux d’intérêt en mai, une première depuis décembre 2023 selon l’Observatoire du Crédit Logement.

    Les ventes aidées : une tendance forte

    Dans le détail des ventes aux occupants, les ventes ‘aidées’ (TVA minorée) progressent à un rythme similaire aux ventes en libre (TVA pleine) ces derniers mois. Leur proportion atteint désormais un tiers des ventes aux accédants, contre seulement un quart en 2022, ce qui souligne l’importance croissante des dispositifs de soutien à l’accession.

    Offre et Stock : stabilité trompeuse

    Le volume de nouveaux logements mis en vente, bien que légèrement supérieur aux réservations sur le 1er semestre, accuse une baisse de -17% par rapport à 2024. Couplée à la nette diminution des retraits d’opérations, cette dynamique conduit à une stabilité de l’offre de logements à la vente, estimée à près de 82 000 logements au 1er juillet 2025, un volume très proche de fin décembre 2024. Cette stabilité masque toutefois une difficulté structurelle du marché à se renouveler.

    Tendances régionales : des disparités notables

    Au niveau régional, l’Île-de-France se montre relativement stable sur le premier semestre, avec un peu plus de 8 100 réservations. Parmi les métropoles régionales, seule Lyon dépasse les 1 000 logements réservés sur six mois, suivie par le Franco-Genevois (830) et Aix-Marseille (moins de 800). Parallèlement, des zones comme le littoral des Alpes-Maritimes et l’agglomération toulousaine continuent de voir leurs volumes chuter.  

    Après la phase d’« effondrement » du marché (fin 2022-début 2023, avec une baisse de 40% des volumes de réservations et presque autant des mises en vente), puis celle de la « purge » (fin 2023-fin 2024), où plus de 30 000 logements initialement lancés commercialement auprès des particuliers ont disparu du marché via des retraits d’opérations ou des ventes en bloc, nous sommes désormais dans l’ère de la « grande glaciation ». 

    Depuis le début de l’année, le marché retient son souffle, tournant au ralenti avec moins de 5 000 réservations mensuelles en moyenne. Si la légère reprise des propriétaires occupants compense en partie l’effondrement des investisseurs, aucune direction franche ne se dessine. Les professionnels anticipent une persistance de cette inertie au moins jusqu’à 2027, en l’absence de mesures législatives ou réglementaires majeures. 

  • Logement neuf : une lente sortie de l’ornière 

    Les mois se suivent et se ressemblent pour l’activité immobilière neuve, qui ne sort pas encore de l’ornière dans laquelle elle est entrée au printemps 2022. 

    Une construction neuve toujours en berne 

    Malgré un léger fléchissement ces dernières semaines, la construction neuve demeure très faible. À l’échelle nationale, on compte 291 000 logements commencés sur 12 mois (+2%), et 342 000 logements autorisés (-5%). Le logement individuel reste, quant à lui, le plus en difficulté, avec une baisse de 21% des logements commencés sur les 12 derniers mois. 

    Réservations aux particuliers : pas d’embellie significative 

    En promotion immobilière, le mois de mai n’a pas enregistré d’embellies significatives pour les réservations aux particuliers. Depuis le 1er janvier, près de 20 800 logements ont été réservés, soit une baisse de 7% par rapport aux cinq premiers mois de 2024 (ce qui est sensiblement la même tendance que sur le seul premier trimestre). L’investissement locatif en neuf reste sous les 1 000 unités mensuelles pour le cinquième mois consécutif, représentant désormais moins d’une réservation sur cinq. Les opérateurs, restant attentistes, maintiennent des mises en vente toujours réduites, bien que légèrement supérieures aux réservations, à 21 100 logements (-17% depuis janvier). 

    Stabilisation de l’offre et défis de précommercialisation 

    L’offre de logements disponibles se stabilise autour des 82 000 unités, après la baisse sensible enregistrée en 2024 sous l’effet des retraits, abandons et ventes en bloc. L’offre commerciale “livrée” semble enfin se stabiliser, représentant toutefois plus de 13% de l’offre totale depuis fin 2024. Pour mémoire, cette proportion n’était que de 5% à l’échelle nationale fin 2023. En parallèle, l’offre “en chantier” a fondu de presque 15 points entre fin 2023 et mai 2025, signe des difficultés rencontrées par les programmes neufs pour atteindre les seuils nécessaires de précommercialisation avant de débuter les chantiers. Cette situation est d’autant plus marquée depuis l’extinction du dispositif Pinel et la raréfaction des investisseurs. 

    Un regain d’activité dans certaines métropoles 

    Du côté des métropoles, les réservations repassent au vert sur les cinq premiers mois de 2025 pour la plupart d’entre elles, notamment Strasbourg, Montpellier, Lille, Nantes, Rennes et l’Île-de-France. Néanmoins, ces volumes ne retrouvent pas encore (et de loin)  ceux enregistrés en 2022 ou 2023. 

    Ventes en bloc : une tendance encore incertaine 

    Les ventes en bloc sont en recul de 16% sur le 1er trimestre (données brutes), avec tout juste 7 000 logements réservés à l’échelle nationale. Cependant, ce segment étant marqué par une très forte saisonnalité (deux tiers des logements sont réservés au second semestre de chaque année en moyenne), il apparaît encore difficile d’en tirer une tendance pour le millésime 2025, d’autant que les investisseurs institutionnels et privés restent quasi absents. 

  • Un démarrage 2025 (toujours) au ralenti

    Avec une tendance de tout juste 17 600 logements réservés sur le premier quadrimestre 2025, l’activité neuve en promotion immobilière demeure toujours dans des volumes très faibles, en légère baisse de -4% par rapport au début d’année 2024 (et -20% par rapport au début d’année 2023). Sur les 12 derniers mois, ce sont 56.500 logements neufs qui ont été réservés par des particuliers en France métropolitaine. A noter que la tendance est légèrement positive sur la région Ile-de-France (+8% par rapport à fin 2024), avec 5 600 réservations sur 4 mois. Du côté des métropoles régionales, la plupart s’inscrivent à la hausse pour les réservations à fin avril (+20% sur Bordeaux Métropole, +29% sur l’Eurométropole de Strasbourg, +37% sur Montpellier Méditerranée Métropole, +13% sur Rennes Métropole…) mais en se souvenant que l’on part de volumes 2024 extrêmement bas, d’où des valeurs à relativiser.

    Face à l’absence de traction commerciale, les nouvelles opérations se font toujours rares, avec moins de 15.500 logements mis en vente sur les quatre premiers mois de 2025, soit -25% par rapport à 2024. L’offre commerciale poursuit sa décrue, à désormais moins de 80.000 logements disponibles au 30 avril 2025, soit -20% sur 12 mois, au plus bas depuis 2012 !
    L’investissement locatif, longtemps moteur de l’activité immobilière neuve, est désormais à l’arrêt, avec moins de 3.500 logements réservés par des investisseurs particuliers depuis le 1er janvier, soit moins d’un logement neuf sur cinq (contre 35% en 2023 pour mémoire). A l’inverse, les ventes à propriétaires occupants progressent, portées par la baisse des taux et la mise en œuvre du PTZ, mais aussi la montée en puissance du BRS qui ne faiblit pas (+28%). L’évolution des prix des logements vendus est quasiment stable (+1% entre avril 2024 et avril 2025), à 5540 €/m² (stationnement compris, en libre).  

    Du côté de la construction neuve dans son ensemble, avec seulement 0,76% de croissance de son parc sur les 12 derniers mois, la dynamique peine à être retrouvée. Entre avril 2024 et mars 2025, ce sont ainsi 291 000 logements qui ont été mis en chantier, représentant une fraction modeste du parc total existant, estimé pour mémoire à 38,2 millions de logements en 2024 (source INSEE). Ce faible ratio ne signifie pas par ailleurs une croissance nette équivalente, car des logements disparaissent du parc chaque année.
    Hors DROM, l’analyse régionale révèle des disparités notables. La Corse (1,09%), la Bretagne (0,99%) et les Pays de la Loire (0,91%) affichent une dynamique de construction neuve plus soutenue par rapport à la taille de leur parc. À l’inverse, la Bourgogne-Franche-Comté (0,48%), le Grand Est (0,67%) et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (0,68%) ferment la marche avec des ratios significativement inférieurs à la moyenne nationale.
    Si la part relative de la construction neuve dans l’accroissement global du parc est faible, elle demeure néanmoins cruciale pour la fluidité des parcours résidentiels. Elle permet d’offrir des logements adaptés aux besoins actuels en termes de surface et de localisation, contrairement à une partie du parc vacant qui peut s’avérer inadaptée.

    Précision méthodologique : compte tenu d’échantillons ayant profondément évolué ces derniers mois, les données estimées pour le début de l’année 2025 ont été entièrement révisés, les réservations ayant été précédemment surestimées, et les mises en vente de nouveaux programmes sous-estimés. Nous vous prions sincèrement de nous excuser pour ces inexactitudes, et nous remercions les utilisateurs qui nous ont fait remonter leurs observations et appréciations, au regard de leur propre activité.
    L’occasion ici de rappeler la méthodologie inhérente au FIL-Résidentiel : ADEQUATION enregistre les évolutions mensuelles de l’activité auprès d’un échantillon brut du marché (représentant en moyenne 70% de l’activité nationale). Cet échantillon est ensuite corrigé et analysé afin d’être le plus représentatif possible de l’ensemble du marché et de fournir des indicateurs de tendances fiables. Ces tendances sont ensuite affinées au cours des mois suivants, grâce à l’intégration progressive de données complémentaires qui viennent consolider l’échantillon initial. C’est pourquoi les données publiées sur les périodes antérieures sont systématiquement révisées et affinées durant 2 à 3 actualisations.

  • Un timide souffle nouveau, sous la menace des turbulences mondiales

    Le premier trimestre 2025 aura apporté une lueur d’espoir, fragile certes, au marché du logement neuf. Après une période d’atonie marquée, les statistiques révèlent une progression estimée à 16% des réservations à l’échelle nationale, représentant un volume d’un peu plus de 15 800 unités. Ce rebond, bienvenu, ne doit cependant pas masquer une réalité plus complexe. Les volumes de transactions demeurent significativement en retrait des niveaux observés avant la crise de 2023, soulignant une convalescence encore incertaine.


    Plusieurs facteurs conjugués pourraient expliquer ce léger frémissement. Des conditions de financement, bien que toujours sélectives, se sont légèrement assouplies. Une timide reprise de la confiance des ménages, après des mois d’incertitudes, a pu inciter certains acquéreurs à concrétiser leurs projets. Le dispositif « LLI investisseurs » semble également porter ses fruits auprès des particuliers en quête de placements. Enfin, des agglomérations qui avaient particulièrement souffert, à l’image de Nantes, Toulouse, Montpellier ou Bordeaux, connaissent un regain d’activité, possiblement dynamisé par les effets des plans de relance locaux.


    Cette dynamique positive, bien que localisée, s’étend d’ailleurs à une large majorité du territoire. Pas moins de 41 des 50 plus grands marchés français ont enregistré une progression des réservations au cours de ce premier trimestre. Il est toutefois crucial de tempérer cet optimisme par un constat : les volumes de réservations restent, dans leur immense majorité, inférieurs à ceux enregistrés au premier trimestre 2022, témoignant d’un chemin vers la normalisation encore long.


    L’ombre au tableau, et elle reste de taille, réside dans la persistante crise de l’offre. Avec moins de 10 000 logements nouvellement mis en vente depuis le début de l’année, l’alimentation du marché reste dangereusement faible. Ce chiffre, en recul de 36% par rapport à la même période en 2024, et représentant à peine un tiers des volumes de 2019, illustre une paralysie de la production qui touche l’ensemble des grands territoires, de l’Île-de-France aux métropoles régionales.


    Cette pénurie de nouvelles constructions, conjuguée à des retraits de programmes, a des conséquences directes sur le stock de logements disponibles à la vente. Au 31 mars 2025, ce stock a fondu de plus de 20 000 unités en un an, atteignant un niveau critique jamais observé depuis 2011. Un marché sans offre est un marché grippé, où la reprise des réservations risque de se heurter à un mur.


    Enfin, pour mémoire, les chiffres des mises en chantier pour l’année 2024, bien que moins catastrophiques que les premières estimations du Ministère (-5% de recul par rapport à 2023), confirment une tendance toujours baissière de l’activité de construction.


    Le bilan du marché immobilier à fin mars 2025 révèle un timide rebond dans le neuf, fragile face à une offre toujours limitée. Cependant, les récentes décisions politiques en matière de commerce international introduisent une nouvelle incertitude. Ces tensions pourraient impacter la confiance des ménages et raviver l’inflation, menaçant directement cette fragile reprise. Le marché immobilier, sensible à ces soubresauts, se trouve à un point critique où les signaux positifs pourraient être rapidement effacés par un contexte économique mondial instable. La prudence reste de mise.